Rêver ne vous aidera pas à partir voyager

L’autre jour je discutais avec un ami à la terrasse d’un café à Paris. Il était 19 heures, une fin de journée chaude et agréable comme il s’en fait de plus en plus rare ces derniers jours.
Je partageais avec lui mes projets de voyage à venir et lui me parlait de ses rêves d’aventures et de grands horizons.
En sommes, nous parlions de la même chose, la seule différence est que j’appelais « projet » ce que lui appelait « rêve ».

Cela peut sembler insignifiant, mais ce simple et tout petit mot a une grande signification.

Je pense que Partir du principe que les projets sont des rêves prend beaucoup plus de temps à les réaliser, car le rêve par définition est quelque chose qui n’est pas censé devenir réel.
Un rêve ne pousse pas à l’action, ne pousse pas à prendre les mesures nécessaires pour partir voyager. Un rêve est juste là, dans un coin de notre tête. Un rêve n’est qu’un lieu, où l’on s’échappe quand la vie devient trop terne et que l’on a besoin d’évasion.

Nous avons tous des rêves, et bien entendu les rêves peuvent être le début de tout grand projet, mais peu d’entre nous auront la chance de les voir se réaliser.

J’ai l’intime conviction que les mots construisent notre univers et percevoir les projets comme des rêves mettra plus de temps à les concrétiser.

Partir voyagerLes raisons qui nous poussent à renoncer à nos rêves sont le manque de confiance en soi et la peur de l’échec. On remet à plus tard car ce n’est pas le bon moment, où on se refuse à poursuivre ses rêves car les choix de vies effectuées antérieurement ne permettent soi-disant plus de les réaliser.

Mais nous avons toujours le choix, même si le chemin à parcourir pour atteindre ce rêve n’est pas des plus agréables, à long terme il sera beaucoup plus profitable et ce quelque que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons.

En choisissant de prendre des risques vous pourriez échouer, mais vous pourriez aussi réussir. En ne prenant aucun risque vous n’échouerez certes jamais, mais vous ne réussirez jamais non plus.

En tout cas je ne dis pas qu’il faut arrêter de rêver, je pense simplement qu’échanger quelques mots dans notre vocabulaire de tous les jours, comme « rêve » par « projet » ou « ambition », rendront les choses plus concrètes et donc inconsciemment plus susceptibles de se produire.

En considérant vos envies de voyage comme des buts à atteindre, vous avez déjà effectué le premier pas vers l’action et la réalisation.

Que ce soit lié au voyage ou non, n’hésitez pas, partagez dans les commentaires vos projets, j’adorerais les connaître !

Ryan Lesacados

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  • Je suis d’accord avec toi sur l’emploi des mots. En général les gens qui parlent de rêve n’envisagent pas sérieusement quoi que ce soit (basé sur mon expérience perso) et envient pas mal les autres qui s’investissent dans leur projet. Est-ce que tu as fait remarqué à ton ami votre différence de vocabulaire? Qu’est-ce qu’il en dit?

    • Ryan Le Sacados

      Non, je lui ai simplement demandé quand il souhaitait partir, il a été incapable de me répondre, prétextant des tas de contraintes. Ce n’est pas étonnant :).

  • Bonsoir Ryan,
    C’est drôle, je ne me suis jamais fait cette réflexion… Et je ne sais pas si je partage ce point de vue…

    Perso je vois plus mes rêves de voyages non pas comme des fantasmes mais comme des buts à atteindre. Et même si parfois le chemin est long, la réalisation du rêve n’en est que plus beau !

    J’avais un rêve de gamine : aller voir les derniers pandas géants et travailler dans la réserve. ce rêve, je ne l’ai jamais perdu de vue et je l’ai réalisé : non seulement je suis fière des « sacrifices » faits pour réaliser mon rêve mais comme cela a pris du temps, je n’en ai que plus apprécié la réalité !

    J’aurais plus tendance à dire que je vis mes rêves quand d’autres rêvent leur vie…
    Je ne crois pas que ce soit une question de mots ou de vocabulaire, mais davantage une question d’état d’esprit…

    • Ryan Le Sacados

      Salut Nath,

      Enfait, cet article était plus destiné aux personnes qui repoussent sans cesse leurs rêves. Aux personnes de notre entourage qui n’osent pas se lancer.
      L’idée de cet article est d’aider à mettre un pied à l’étrier et ce premier pas se fait, à mon sens, d’abord à travers le vocabulaire.
      Dire « je rêverais de partir en Asie » ou « je vais partir à Bali l’année prochaine » est totalement différent.

      C’est bien une question d’état d’esprit, mais malheureusement tout le monde n’a pas ce même état d’esprit que tu peux avoir et que j’ai aussi.
      Les mots précédent les actions et ce sont donc ces mots et ce vocabulaire employés qu’il faut changer avant de voir évoluer l’esprit.

  • Laura

    Je trouve que ton article est vraiment pertinent et à 100% dans le vrai 🙂

  • Bien d’accord avec cet article… mais un projet commence forcément par un rêve. Et l’on ne peut pas réaliser 10 000 projets en même temps… par contre, on peut avoir 10 000 rêves…

    • Tout à fait d’accord avec Lucie, chacun de mes projets a débuter par un rêve, puis une recherche d’informations et la volonté d’entreprendre toutes les démarches pour le réaliser!

  • Savie

    J’avais depuis longtemps un rêve que je n’imaginais pas réalisable… un tour du monde.
    Et voilà, qu’à présent il est devenu un projet ! A moins de 6mois du départ, la sensation d’apaisement face à ce rêve a fait place à l’exitation la plus totale, l’impatience et le pragmatisme. J’aime tellement ce moment ! Et le summum du frisson vient à l’écoute de ce petit jingle de l’aéroport de Paris que j’aime tant. Là, enfin, ça y est : le rêve est devenu projet et le projet une réalité ! Lady and gentlemen décollage immédiat ! Wahou ! Rien de mieux!

  • Je n’ai jamais rêvé de voyager ! Le voyage ça ne se rêve pas ça se vit.

  • Steph le Gnou

    Pour qu’il y ait un projet, il faut qu’il y ait eu un rêve au départ, au commencement. Le truc c’est effectivement d’oser mettre le mot projet, là où l’on a commencé par poser le mot rêve.

    C’est ce que nous avons fait : Notre rêve de tour du monde en famille est passé à la phase « projet » et plus précisément, il en est à la phase d’Avant-Projet Sommaire (on dégrossit le sujet !). Fin août, nous aurons l’Avant-Projet Détaillé entre les mains et en août-septembre 2013, le rêve deviendra non plus un projet mais une réalité.

  • J’adore rêver !
    Parfois il y a même des rêves qu’il faut laisser tel quel… sans le réaliser !

    Christophe

  • La phrase qui revient le plus souvent concernant mon trip est davantage « Tu as de la chance »…comme si j’avais gagner un voyage à la loterie ! Et ce mot me dérange car je ne dois rien à la chance et je préfère donner du rêve que de l’envie 😉

    • flavia

      moi aussi cette phrase m’agace parfois… quand elle vient de personne jeunes comme moi et touchant à peu près un salaire équivalent ! après… oui nous avons de la chance. et je m’en rend compte quand je vais visiter un pays et que les gens que j’y rencontre ne connaissent pas les vacances, ne peuvent même pas imaginer se payer un billet d’avion ou n’auraient même pas le droit à un visa… ce qui nous parait simple et à portée de main pour nous ne l’est pas du tout pour d’autres. c’est pourquoi j’ai bien l’intention d’utiliser ce droit de circuler sur cette terre au maximum !

  • Candice

    Quelquefois rêver est le mot le plus approprié parce qu’on a pas forcément les moyens de voyager. Donc moi je voyage beaucoup à travers mes rêves. Je ne peux pas penser uniquement à moi mais à famille et je ne veux priver mes enfants de réaliser leurs rêves, alors si c’est pour eux leur projet sera une réalisation de mes rêves.

  • Carmen

    Comme je vous trouve chanceux de pouvoir réaliser ses nombreux projets de voyages….Moi quand j étais jeune.je voulais partir sur le pouce pour voir l’Ouest Canadien mais je n avais pas cette posibilité d agir …mais aujourd hui a 56 ans j ai le projet d aller en Grèce seule avec mon sac a dos pour découvrir que mon rêve n est plus un rêve mais une réalité…our moi c est fini les si ….. la vie est trop courte alors profitons s en ….

  • Je suis tout à fait d’accord avec toi. La meilleure preuve, c’est que l’on parle d’un rêve au conditionnel, alors que l’on parle d’un projet au futur… Mentalement, c’est lourd de conséquences !!!

  • Emilie

    C’est facile pour certain de transformer un rêve de voyage en réalité, surtout lorsqu’on a l’esprit vagabond.
    J’arrive à comprendre la difficulté de quitter son confort, sa routine, ses repères mais c’est tellement dommage que tellement de gens s’y accroche par peur de l’inconnue.
    Tellement important de vivre sans regret…

    • Ryan Le Sacados

      Ce n’est pas tant la peur de l’inconnue, mais plutôt la difficulté de quitter le confort dans lequel on vit.
      Certaines personnes ont besoin d’être « sûres » des choses.

  • Il s’agit surtout de déclic. Pour qui en a vraiment rêvé (et ne l’a pas seulement fantasmé ou rêvassé), à un moment c’est, presque magiquement, possible/évident. C’est un truc qui peut mettre du temps à arriver à maturation. Le déclencheur, la libération peut venir de n’importe où … et notamment de discussion avec un ami à la terrasse d’un café.

  • Salut,

    Très pertinent comme article, et j’aime beaucoup ta façon de dire qu’on a toujours le choix.
    Ca c’est un truc de fou, on essaye constamment de nous dire qu’on a pas le choix, or on l’a toujours. Y a pas de contraintes, seulement des conséquences, à mon avis.

    C’est vrai que t’entends toujours tout le monde dire « ah la la il a de la chance de faire ça », et comme je l’ai lu sur le blog de Sarah y a quelques années, la chance il faut la prendre, et j’ai trouvé ça très vrai, en fait.
    Tu dis très bien que ton ami disait avoir des contraintes qui l’empêchaient de partir, et je suis bien d’accord sur le fait que ce sont des principes sociaux qui nous empêchent de faire tel ou tel truc, que ce soit voyage ou autre chose d’ailleurs ! « Oui mais on va me dire quoi ? » – « moi qui suis influençable on risque de me faire changer d’avis, on va me faire peur » – « ils ont peutetre raison »… suffit de parler d’un projet un peu « fou » à quelqu’un de « normal » (que de termes vagues et absurdes, mais on me comprend) pour se faire démonter (« hein ? mais tu peux pas faire ça ») et la force de caractère doit être tenace je pense pour faire face et rester convaincu qu’on a raison de faire ce truc.

    C’est compliqué, mais en fait je comprends les gens qui se freinent toujours dans leurs « rêves » et n’en font pas des projets.
    J’en parlais une fois avec mon frère qui me disait : « Moi quand je vois des films d’évasion, du genre Into the wild, plutôt que de me dire que bordel il a de la chance, je me dis qu’un jour ça sera peut-être moi ». Et ça rejoint un peu ce que tu dis. Le truc c’est que tu peux toujours appeler un rêve un projet, tu peux le concrétiser, le planifier même… Ca t’empêchera pas de repousser à plus tard la date de mise en oeuvre à cause de dites « contraintes », et d’avoir toujours ce projet en coin de tête, tout préparé, mais avoir du mal à le réaliser par manque de confiance, ce genre de trucs…

  • Anaïs

    Comme tu as raison !
    Avoir des rêves de voyage, c’est bien, mais avoir des projets c’est encore mieux. Je rêvais du Népal, c’est maintenant mon projet pour le printemps. Et c’est tellement agréable et motivant de préparer son voyage plutôt que de le rêver !

  • cyril

    Bonjour à tous,

    J’aime beaucoup cette discussion et je voudrais vous faire par de mon point de vue.
    Je suis complétement d’accord avec avec le fait que l’on ai toujours le choix. Le dimension de « je n’ai pas le choix » réside dans l’importance que l’on donne aux différents freins et surtout le point de vue avec lequel on regarde la vie.

    Je vous prends mon exemple pour concrètement expliquer mon point de vue. J’étais informaticien, un appartement, une compagne, des amis, un groupe de musique, et le rêve de faire le tour du monde un jour. Dans ce cas là (moi le premier) beaucoup se disent « oui, mais je peux pas partir, j’ai trop de contraintes ». Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que si vous perdez l’une ou plusieurs de ces contraintes, vous vous apercevrez que le choix est beaucoup moins difficile. Pourquoi? Simplement car l’on donne l’importance que l’on veut au choses même les plus insignifiantes parfois.
    Par exemple, vous perdez votre job ou votre compagne, finalement garder l’appartement de vos rêves n’est peut être plus si important. C’est dans ce genre de moment qu’on regarde la vie autrement et qu’on sait réellement au fond de nous ce qui est important, inaltérable par le temps.

    Je pars maintenant dans quelques semaines pour un voyage USA/Canada d’une durée indéfinie, mon sac à dos, ma confiance en moi et l’imprévu.

    En espérant que ce témoignage vous donne envie de transformer vos rêves en projets.

  • Bonsoir,

    J’aime beaucoup le témoignage de Cyril qui donne un nouvel éclairage au sujet. En tout cas bravo de sauter le pas ! Et bon voyage alors !
    Cyril a raison de dire qu’on accorde aux choses l’importance qu’on veut bien, et qu’en perdant une de ces choses, on peut parfois accéder plus facilement à ses rêves…

  • Maya

    J’avoue qu’au début le titre m’a assez « blasée » (j’arrive pas à trouver le bon mot), étant âgée de 15 ans, en ce qui concerne le voyage je ne peux m’accrocher qu’à des rêves et non pas à quelque chose de plus « concret ». J’ai donc lu l’article (normal) et j’ai mieux compris l’idée, je suis totalement d’accord avec toi, dorénavant j’appellerai mes rêves « projets », ça paraît tout de suite plus réel.
    Et c’est vrai qu’au final, on peut voir la différence de la signification de ces mots entre deux personnes (random), une qui se dit « un jour peut-être » sans oser faire bouger son quotidien, qui pense toujours « plus tard », et une qui se démène pour avoir ce qu’elle veut.
    Et même si ça coûte quelques sacrifices (même si pour ma part, refuser des sorties, arrêter de fumer etc ne puisse pas vraiment être appelé « sacrifice ») et un certain temps, ça vaut toujours le coup !
    + « En ne prenant aucun risque vous n’échouerez certes jamais, mais vous ne réussirez jamais non plus. »
    J’ai beaucoup aimé cette phrase-là, elle pousse à la réflexion (et elle me fait penser à « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. » même si l’image reste un peu différente)
    En tous cas j’ai découvert ce blog ce soir, je viens du lire une quinzaine d’articles non-stop, je ne m’en lasse pas !

  • Aurélie

    Ce n’est pas si simple que ça… Je fais partie de la catégorie des grands rêveurs de voyages… j’aimerai nager avec les raies manta en Polynésie, admirer le désert d’Uyuni, voir les chutes d’Iguazu, faire du surf en Australie, du paddle à Hawai ou vivre sur un catamaran dans les Caraïbes…et pourtant ça reste au stade de rêve puisque j’ai toutes les contraintes « classiques », les excuses parfaites : une maison et un crédit à payer, un enfant à l’école, un mari qui aime partir en voyage uniquement pendant les vacances, un boulot, la cagnotte voyage qui peine à monter et j’ai encore 1000 excuses… Et pourtant, ce n’est pas faute de soumettre l’idée d’un tour du monde même de quelques mois, de partir vivre à l’étranger à ma moitié mais elle n’est pas intéressée mais alors vraiment pas… Alors que dois-je faire ? quitter mon amoureux ? ma famille ? pour aller vivre mon rêve ? Me sentirai-je accompli ? Alors du coup je « rêve » de ma prochaine quinzaine de vacances où j’irai à tel ou tel endroit et c’est le seul rêve qui peux devenir réalité encore faut-il avoir économisé assez. Bref, partir vivre son rêve, c’est bien beau mais c’est bien plus complexe qu’il n’y paraît !!

    • RyanLesacados

      Sincèrement, je te conseille le livre « L’homme qui voulait être heureux ». Très rapide à lire, et il t’ouvrira les yeux sur pas mal de choses.

  • Théo Ethniesdailleurs

    Moi mon « rêve » euh non, projet je veux dire, c’est de partir à la rencontre des ethnies du monde au quatre coin de la planète et de les faire connaître aux yeux de tous. Tout le monde me prend pour un fou, ma famille, mes amis, mes proches et pour cause la société de consommation dans laquelle nous vivons n’est pas tellement propice à ce genre d’initiative. Dans ce système fait de diktat et de conventions comment l’humanisme peut-il encore avoir une place? Je persiste à croire qu’on peut changer le monde en pensant autrement et si tel n’est pas le cas l’espoir fait toujours vivre!

  • Paul

    Libre arbitre ! Oh libre arbitre ! Wild hearts can’t be broken 🙂

  • Nina Nugere

    Bonjour , J’adore cet article !!
    Depuis quelques temps déjà je rêve oui je dit bien rêve « car je n’arrive pas à me dire que ça pourrais un jour être un projet » De VOYAGER je n’ai que 18 ans je suis encore en Apprentissage , ce qui me bloque c’est le manque d’argent même si j’économise et aussi surement d’être toute seule je préfererais trouver quelqu’un pour voyager  » au Etat-Unis, au Canada, au Brésil, en Australie en Inde , En Norvège , en Afrique enfin partout dans le monde !
    Comment faire pour me dire qu’un jour je pourrais réaliser mes « rêves » d’aujourd’hui ?