Faut-il absolument planifier et organiser son voyage ?

J’entends sans arrêt des gens me dire :

« Quoi ?! Non mais je croyais que tu ne prévoyais rien du tout moi ! En fait tu triches ! »

Et tout ça pourquoi ? Juste parce qu’il m’arrive parfois de réserver à l’avance une ou deux nuits dans des auberges de jeunesse.

En fait, il y a carrément un monde entre le fait de tout organiser et le fait de préparer correctement son voyage. Sur internet, on trouve un peu tout et n’importe quoi à ce sujet. Certains vous diront de tout organiser de A à Z pour faciliter votre vie sur place, d’autres vous diront de ne rien planifier du tout pour laisser place à l’imprévu, et d’autres encore, comme moi, seront plus mesurés dans leurs propos.

Comment bien planifier son itinéraire de voyage ?

Je reçois chaque semaine des questions à ce sujet. Il faut dire que l’itinéraire, plus encore que l’hébergement et les visites, représente le coeur même de votre voyage. Le risque en le préparant, c’est que vous tombiez trop dans le détail.

Pour bien préparer votre itinéraire, je vous conseille de regarder les blogs de voyage et les sites internet pour recenser une liste des endroits que vous voulez voir absolument. Direction ensuite Google Map pour situer un peu tous ces endroits et essayer de les mettre dans un ordre cohérent qui ne vous obligera pas à repasser plein de fois au même endroit, à faire demi-tour, etc.

L’erreur à ne pas faire, c’est de planifier votre voyage jour par jour et de réserver les nuits et les excursions à l’avance. Croyez-moi, j’ai vu plus d’un voyageur s’en mordre les doigts…

Acceptez que votre itinéraire ne soit pas respecté à la lettre

Voyager, c’est laisser place à l’imprévu. Et si vous faites l’erreur de faire un itinéraire jour par jour, vous risquez rapidement de vous bloquer, de vous stresser et de vous frustrer. Je ne vous dis pas combien de fois au cours de mes voyages j’ai dû totalement chamboulé mes plans pour suivre d’autres voyageurs dans leur aventure.

Trop planifier équivaudra forcément à se stresser et je peux vous dire par expérience que, malgré tous vos plans initiaux, votre itinéraire ne sera jamais celui prévu.

Vous allez arriver dans cette auberge, au milieu de la Thaïlande, vous allez rencontrer ce groupe de voyageurs formidables qui vous parleront de cette ville cachée, de ce temple qui n’est pas dans les guides touristiques, ou de cette île et vos plans changeront, car vous aurez décidé de les suivre dans ce train (ouai, un peu comme comme le film La plage).
Organiser son voyage en train

Vous allez vous promener dans les rues de Berlin, vous allez parler à deux trois personnes qui vous feront découvrir un magnifique endroit qui n’est cité dans aucun guide et que seuls les locaux connaissent.
Berlin Spree

Vous allez tomber sur ce français dans un bus au milieu de la Patagonie qui va vous parler de son expérience chamanique au Pérou, et vous allez décider de partir tester l’ayahusca avec un Chamane au milieu de la jungle péruvienne.

Vous allez rencontrer ce groupe de voyageurs en Autriche qui vous inviteront dans leur maison, dans les montagnes en Slovénie, alors que vous aviez prévu d’aller en Croatie.
Montagnes Slovénie

Vous allez vivre une histoire d’amour avec cette fille, et vous allez donc décider de rester plus longtemps sur cette île en Asie. Vous passerez plus d’un mois dans une cabane en bambou au bord de la plage à vivre d’amour et d’eau fraiche.
Histoire d'amour

Les plans changent, ils changent tout le temps.
Alors ne vous embêtez pas à trop organiser. Ayez simplement une idée générale de la direction que vous allez suivre. Planifier la première nuit dans le pays où vous allez voyager puis laissez le vent vous guider, laissez vos aventures, votre route, se construire d’elles-mêmes. Vous verrez, c’est tout simplement magique.

Récemment encore, lors de mon voyage en Inde, je n’avais rien prévu. Dans l’avion qui m’emmena à Mumbai j’ai rencontré ce français avec qui j’ai sympathisé et qui m’a proposé de le suivre directement Goa – son chauffeur l’attendait devant l’aéroport (voir mon carnet de voyage sur le début de mon voyage en Inde).

Ce sera pareil pour vous ! Vous allez rencontrer des personnes formidables qui vous tireront dans des directions différentes (lisez absolument mon article sur comment rencontrer des personnes en voyage).

Car oui, le plus important durant votre voyage n’est pas ce que vous voyez ou faites mais les gens que vous aurez rencontrés et les expériences que vous aurez vécues.

Organisez votre arrivée sur place, et c’est tout !

Beaucoup de gens que je rencontre sur la route se retrouvent coincés parce qu’ils ont réservé une chambre d’hôtel, une excursion ou une visite à l’avance et qu’ils n’ont pas eu le temps de faire ce qu’ils voulaient faire avant.

Une chose à garder en tête : vous trouverez toujours une solution pour dormir, manger et visiter, même si c’est à la dernière minute. Ce que je conseille en général, c’est de réserver la première nuit du voyage. Ca permet d’éviter pas mal de stress et de fatigue à devoir chercher où dormir dans une ville totalement inconnue. Vous n’aurez ensuite plus qu’à vous laisser guider…

Voyagez en deux mots : NO STRESS

Tous les jours, toute l’année, vous vous levez à une heure précise pour prendre le bus ou la voiture à une heure précise pour arriver au travail encore à une heure précise.
Réfléchissez-y : est-ce que vous avez vraiment envie que votre voyage soit à l’image de votre quotidien, stressant et ennuyeux ? Ce que je vous conseille, c’est de privilégier la qualité à la quantité.
Voyagez à votre rythme, sans jamais vous soucier de manquer votre réservation de train ou d’auberge de jeunesse. Votre voyage ne peut pas être construit avant votre départ. C’est seulement sur la route, au fil de vos découvertes et de vos rencontres, que vous le bâtirez petit à petit.

Acceptez de ne pas tout contrôler

Ne vous y méprenez pas, je comprends tout à fait pourquoi certains voyageurs sont anxieux à l’idée de ne pas préparer leur voyage dans le détail. Quand on a pas l’habitude de voyager, on a souvent tendance à s’imaginer le pire, et c’est tout naturellement qu’on se tourne vers l’organisation pour faire face à ses craintes.
Non seulement planifier son voyage permet de se rassurer soi-même, mais ça permet également de rassurer ses proches qui eux non plus n’ont pas l’habitude de vous voir partir.
Mais aujourd’hui, après pas mal d’années passées à voyager, je peux vous certifier une chose : plus votre voyage sera planifié et plus il sera stressant.
Là où vous travaillez pour éviter au maximum le stress, vous vous créez en fait de nombreuses contraintes qui risquent de vous frustrer sur la route. N’enfermez pas votre aventure dans une boîte, évitez les listes oppressantes et acceptez que voyager, c’est aussi se laisser aller et accepter l’inconnu. Le voyage n’en sera que plus beau.

Parole d’un routard expérimenté :

Tout se passera bien ! 🙂

Ryan Lesacados

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  • julien

    Tout à fait d’accord avec ta vision des choses. Comme tu le sais je parts pour l’Inde avec ma femme et mon fils de 4 ans et bien qu’il faille anticiper un certain nombre de choses avec un jeune enfant dans la team, nous n’avons réservé que les deux premières nuits (la première pour récupérer du voyage et la deuxième pour nous permettre de découvrir brièvement Bombay une journée). Après nous allons laisser la place aux rencontres et aux coups de coeur ;).
    Nous n’avons pas la même expérience que toi et pourtant ça nous est apparu comme une évidence de ne surtout pas tout planifier pour notre TDM, nous savons que nous allons voyager d’est en ouest et que nous voulons absolument passer par certains pays.
    En revanche en amont nous avons préparé notre voyage pendant un peu plus d’un an (avec quelques imprévus qui ont décalé le départ – comme mon pied cassé en mai) et avons également organisés nos vies pour nous permettre de vivre cette expérience sereinement.
    Après chacun sa façon de voir certains se sentirons peu être plus rassurés de connaître leur périple dans les moindre détails avant le départ, mais personnellement dans ce cas là je leur déconseillerai de partir dans l’aventure d’un tour du monde (ou alors va falloir qu’ils soient sacrément riches).

    A bientôt maître Yoda

    Julien

  • Olympia

    Bravo Ryan, une fois de plus tout est dit 🙂
    Pour les anxieux je recommande de booker les chambres d’hôtel qui suivent l’arrivée ou précèdent le départ de longs trajets déjà réservés (un bateau, un train, un vol…) histoire d’arriver et pouvoir se poser sans trop se prendre la tête (on est souvent fatigué, et la fatigue est l’ennemi du voyageur ; risques d’arnaques, etc.).

    Pour ma part je travaille pas mal mes destinations en amont histoire de « dégrossir » et faire mon plan de route général avec les points que je ne veux pas rater (ça peut aller d’une visite d’un lieu insolite à une chambre d’hôte « coup de coeur »), et dans tous les cas, je me laisse toutes les portes ouvertes pour adapter, modifier, improviser au fil des rencontres et des infos que l’on ne trouve généralement que sur place.
    Bonne route !

    Olympia
    http://www.OlympiaOnBoard.com

  • Je suis on ne peut plus d’accord avec toi sur ce point Ryan. Il m’arrive régulièrement d’intervenir sur VoyageForum et je suis toujours des plus décontenancé quand je vois quelqu’un demander un avis sur l’itinéraire de son prochain voyage. Tout est planifié à la demi-journée près !!
    Et même chose en voyage, quand je débarque dans une auberge, on me demande de plus en plus souvent si j’ai une réservation. Le truc qui ne me serait jamais passé par la tête, réserver quelque chose à l’avance. Sans doute un effet de bord des téléphones portable !!

  • Thomas

    Salut Ryan, j’aime beaucoup ton blog, j’y passe assez régulièrement !

    Mais penses tu qu’on est assez bête pour croire à tes mails « personnalisés » ? Je trouve que c’est un peu prendre le lecteur pour un con en lui faisant croire que tu t’adresses à lui, et uniquement à lui. Si tu pouvais(/voulais) régler ce petit soucis, je penses que ca n’en serait que bénéfique pour toi et ton blog.

    • RyanLesacados

      Salut Thomas,

      Merci pour ton compliment mais un peu violent ta remarque nan ?

      Je suis sûr qu’aucun des lecteurs ne croient aux mails personnalisés que j’envoie tout simplement parceque humainement il est impossible d’envoyer un mail personnalisé à 8000 membres toutes les deux semaines.

      J’ai souhaité utiliser cette forme d’expression car je trouve qu’elle s’accorde avec l’esprit de mon blog.
      Un côté « lettre de voyage ».

      Je garde ta remarque en tête mais je ne pense pas changer ça.

      Ryan

      • thomas

        je comprends tout à fait, mais je pense que s’adresser à tout les lecteurs (tout en restant aussi sympathique que tu l’es), sans les appeler par leur noms mais juste par « vous/chers lecteurs/mes amis » serait un choix plus judiciable. Même si je comprends tout à fait que ma remarque ne te fera pas changer d’avis (non mais pour qui j’me prends 😉 )

        désolé si je t’ai paru violent, ce n’était pas du tout le ton voulu.

  • Leslie Van Herrewege

    Tiens, je suis justement en train de lire « La Plage ». J’ai déja vu le film, mais je préfère toujours les bouquins. Et même si, autant le film que le livre, ont l’art de me mettre mal à l’aise, je trouve que l’idée de partir sans trop organiser fait partie du voyage. Prendre la décision de partir est déja un accomplissement en soi, mais décider de se laisser aller au gré des rencontres et des découvertes permet de ne pas manquer ce qui pourrait l’être en étant trop organisé 😉

  • Kalagan

    Plus je voyage, moins je prépare. Je pense que d’une part, c’est une question d’expérience. On ne refait pas les mêmes erreurs que lors de ces premiers voyages, et d’autre part, j’aime préparer mes voyages sur place. Vu que je pars plutôt sur le long cours, j’ai le temps de préparer une fois sur place les exrucsions que je vais faire dans le mois. Y’a toujours un minimum de préparation, mais en général, ce sont les chosees vitales : logement et transport.

    J’aime quand même de temps en temps avoir un petit guide de voyage que je bouquinne dans les transports pour me donner une idée des centres d’intérêts touristiques, naturels et culturels.

    http://www.kalagan.fr

  • L’Oiseau Rose

    C’est vrai que plus on s’organise, plus on stress ! On me demande souvent comment je prépare mon prochain voyage au long court, et je réponds que je me suis seulement renseignée sur les saisons des pays que je compte traverser, et ça surprend souvent ! Pourtant je ne vois pas bien ce que je peux prévoir de plus… (je ne vais pas réserver 1 an d’auberges… =P )

  • Arielle

    J’adorerais voyager sans trop prévoir à l’avance, mais comment fais-tu pour trouver un logement sur place si tu n’as pas prévu de tente en cas de secours ? Les auberges ne sont jamais-jamais pleine ? Tu trouves les renseignements sur place ou dans des guides ? Prévoir à ce coté rassurant, mais sa enlève beaucoup de liberté. J’aimerais pouvoir voyager à travers l’Écosse en solitaire, mais sur place je sais pas encore comment je vais organiser mes nuitées.

    • RyanLesacados

      Si je n’ai rien prévu, j’essaie de trouver un café avec une connexion wifi ou internet et je cherche une hébergement sur hostelworld.com .
      Sinon je fais une demande d’hébergement via Couchsurfing.
      Je le répète, je n’ai jamais eu à dormir dehors ! Tu trouveras toujours ou dormir.

      Tu peux aller les yeux fermés en Ecosse, ils ont la culture du backpacker tu trouveras toujours une auberge ou quelqu’un sympa pour te loger 🙂

      N’hésite pas à consulter l’article : http://lesacados.com/voyager-moins-cher-partout-dans-le-monde

      Ryan

  • Alexandre

    Partir en prévoyant le déroulement de chaque journée est une pure hérésie qui va à l’encontre de l’essence même du voyage. Alors après, bien sur, chacun a sa manière propre de voyager, et certaines destinations se prêtent davantage à l’improvisation que d’autres, mais puisqu’on est déjà conditionnés toute l’année à avoir un emploi du temps carré et réglé comme du papier à musique, il me semble que le voyage est le moment privilégié ou l’on peut redécouvrir le sens du mot « liberté », ou le vrai luxe consiste à se laisser porter par ses envies et les rencontres.
    Je pars en octobre en Éthiopie pendant un mois, pour découvrir ce pays, ça sera un échauffement pour mon tour du monde qui débutera en janvier prochain, j’y vais les yeux bandés, sur un coup de tête, et je suis beaucoup moins anxieux que pour mon voyage en Inde en 2011 ou j’avais tout plannifié et oú, pour mon plus grand bonheur, rien ne s’est passé comme prévu!

    Alexandre
    Ps: vous pourrez bientôt me suivre sur mon site en cours de construction, Globexplo.com, grâce aux bons conseils de Ryan!

  • Mikael @ Voyageurs-du-Net.com

    Salut Ryan,

    Perso, je trouve que la planification est globalement inutile, sauf si c’est pour se fixer des étapes, des lieux à connaître, etc.

    Je devais ne passer que deux mois à Quetzaltenango (Guatémala), je vais m’y installer. L’hiver dernier, on devait ne passer que qq jours avec Kalaga à Mazunte puis à Oaxaca de Juarez, on a prolongé dans les deux cas (2 semaines chaque lieu).

    J’ai jamais compris, dans la vie « ordinaire », ce rythme des sonneries — sonneries d’école, de l’usine, du réveil, du métro, du téléphone… — qui est la petite musique glaçante de la soumission au patron et au capital… (Du coup ça fait depuis 2008 que le salariat n’a plus été dans ma vie qu’occasionnel et que j’ai joui de mon indépendance pour vivre à rebours des gens et des métros de pointe : quel bonheur de vivre à un rythme biologique : se lever avec le soleil, prendre le temps de marcher plutôt que se foutre dans une boîte d’acier avec roues. Du coup, même les périodes de salariat sont comme des expériences extra-ordinaires, puisque l’ordinaire n’est plus le servage salarial.) Donc, si j’ai jamais compris la « vie active » (terme autorisé pour parler de la vie soumise par le salariat aux intérêts de capitalistes qui ont fait passer pour naturelle leur idéologie du productivisme-consumérisme) rythmée par les sonneries, comprendre que des gens durant les 3-5 semaines où le patron enlève leur laisse, se précipitent au même rythme chronométré pour consommer des paysages et des lieux d’une lointaine culture qui ne les a jamais passionnés, ça me laisse perplexe.

    Au total, si un voyage peut servir à quelque chose, c’est sûrement de se défaire de l’inessentiel : de l’absurdité de la consommation (autant que possible tourner le dos à l’industrie touristique), de l’immonde uniformisation d’un temps concentré et stressant pour quoi le corps humain n’est pas fait, du mal-vivre qui est devenu notre quotidien… de prendre le temps, au fond, de revenir à soi et découvrir ce que vraiment on aime et ce à quoi vraiment on aspire. Si quiconque prenait le temps d’atteindre les réponses à ces questions, rares seraient les personnes à consommer des circuits chronométrés et à sauter durant les 3 semaines de leur liberté conditionnelle de lieu en lieu. On pourrait alors prendre le temps de se découvrir une passion pour un pays, s’y faire des amis et donner cours au désir d’y développer des projets ; on pourrait alors se demander si cela vaut vraiment la peine de faire 8h de bus pour arriver dans un lieu archéologique dont les guides et la publicité nous ont convaincu qu’il fallait les avoir « faits » (comme dit l’horrible expression de touristes, qui donne l’impression que le monde n’est qu’une « to do list », une liste de courses dont on raye l’une après l’autre chaque ligne).

    Planifiez le moins possible, respirez, soyez lent, le plus lent possible : marchez ou faites du vélo au lieu de prendre le bus ou le métro dans la ville (dans la mesure où celle-ci n’est pas dangereuse, ça va de soi), éloignez-vous des zones rouges touristiques et aventurez-vous ailleurs, demandez-vous s’il n’y a pas des coins méconnus qui vaillent la peine d’être découverts, intéressez-vous au quotidien des gens, sans voyeurisme mais avec sincérité…

    Avec l’expérience, je réalise que le tourisme n’est qu’une industrie prospérant sur la paresse intellectuelle et l’absence de curiosité individuelle, ce qui génère des comportements de masse : un paradoxe dans une époque qu’on dit celle de l’individualisme ! Le voyage, je le réalise maintenant pleinement, n’est, justement, pleinement satisfaisant que lorsqu’il est le fruit d’un effort personnel : un effort physique pour accéder à certains lieux retirés où le touriste pressé n’a « pas le temps » de se rendre ; un effort intellectuel et un investissement de temps pour débusquer des lieux pas connus.

    A bientost Ryan,

    Mikaël

  • Axelexa

    Il est vrai que l’organisation, de bout en bout, d’un voyage n’est pas forcement la meilleure chose à faire. Cependant il y aura toujours deux trois détails à prendre en compte. Pour ma part quand je suis partie au Vietnam je n’avais pas organisé grand chose mais par contre tout ce qui concerne les papiers important pour le pays là.

  • Un sac sur le dos

    Planifier son voyage jusqu’au moindre détail est en effet à éviter ! Je pense c’est une erreur de « voyageurs débutants », surtout dans notre mode de vie habituel occidental, où tout est anticipé. Par exemple, réserver un hôtel pour chaque nuit dans un voyage en Amérique latine est juste illusoire : vous ne tiendrez jamais le programme que vous vous fixez depuis le confort de vie européen : tout change sur un autre continent !

    Comme tu le dis, rester ouvert à l’imprévu permet d’enrichir son voyage des rencontres et conseils que l’on reçoit sur la route. Beaucoup de bons souvenirs …

    Amandine d’Un sac sur le dos

  • voyage a poil

    Et pourquoi pas dormir dans la rue ? Je trouve que cela offre une nouvelle vision du monde qui nous entoure, c’est comme ne pas aller a l’école un jour et découvrir que le monde qui nous entoure marche quand même, cela permet d’élargir la vision que l’on as de la vie qui nous entoure, je n’ai que 16 ans et je n’ai donc jamais voyager comme il se doit et c’est peut etre un peu trop tot pour avoir un tel avis. En tout cas merci Ryan pour ce magnifique blog qui nous fait tous réver 🙂

  • laplongéesousmarine

    Personnellement je n’aime pas organiser mes voyages lors des tours du monde. Je découvre de hostel en hostel les lieux à découvrir en parlant aux autres voyageurs et en sortant le guide de temps en temps. Avec pour exception quelques pays comme Cuba, où un minimum de planification est nécessaire pour pouvoir entrer dans le pays!

  • trystantrest

    Tout est si vrai !

    Ca tombe bien car je m’organise un tour du monde et justement j’en suis arrivé à la même conclusion que toi. Les plans sont faits pour ne pas être suivis !
    J’étais parti pour me faire un truc aux petits oignons et puis je me suis rappelé mes voyages précédents où je n’avais rien organisé (sauf l’hébergement à l’arrivée) : et j’ai décidé de retrouver ce sentiment de liberté.
    J’ai les grandes lignes, le reste on verra bien 🙂

  • D’accord avec toi, je préfère ne pas trop préparer pour pouvoir rester libre de choisir quand des occasions se présentent. Après il faut avoir une petite expérience de voyage, mais ta dernière phrase suffit pour convaincre 😉

    Florian

  • Anne @CaminoNomada

    Très bien exprimé Ryan ! J’ai une amie rencontrée en voyage qui disait toujours « The best plan is no plan! », parce qu’on ne faisait jamais ce qu’on avait prévu 😉

  • sophie

    Salut Ryan,

    Malheureusement je vais allé à l’encontre de la plupart des avis : je ne serais pas aussi catégorique que toi en ce qui concerne l’organisation des voyages.
    Je pense que cela dépend beaucoup de la durée du voyage, de nombre de voyageurs et du lieux de destination.
    Je suis quand même d’accord avec toi sur le fait que ne pas planifier son voyage revient à avoir plus de liberté, mais tout le monde ne peut pas se le permettre.
    Ton article, je pense, s’adresse plus aux globetrotteurs, aux voyageurs sur le long court qui ont « le temps » de préparer leur voyage une fois sur place et qui peuvent à tout moment changer de plan, c’est vrai que c’est là l’essence même d’un long voyage, d’un tour du monde, de partir loin mais sans rien prévoir de précis et de se laisser porter.
    Mais qu’en est-il des autres voyageurs ? Ceux qui n’ont que 5 semaines de congés par an ? Ceux qui partent en famille ou en groupe d’amis ? Et qui partent en haute-saison ? Personnellement, je vais partie de ceux-là et je suis également une voyageuse « débutante ». Il est nécessaire pour ces catégories de voyageurs de planifier un minimum leur voyage, notamment les hébergements (ce qui est, j’ai vu, assez critiqué). Pour un groupe de 4 personnes souhaitant partir en Islande par exemple en haute saison, sans avoir prévu de camper, il est primordiale peur eux de réserver leur logement à l’avance. D’une part car dans certains pays en haute saison, les hébergements sont pris d’assaut, et d’autre part, car trouver une place pour une personne est sacrément plus facile que pour 4.
    Autre raison : quand on ne part que pour 2 ou 3 semaines, on aime en profiter et prévoir un minimum un itinéraire pour pouvoir voir un maximum de choses : 2 ou 3 semaines c’est court, et on ne sait pas quand on pourra revenir dans ce pays. C’est vraiment une autre façon de voyager que le tour du monde, je le conçois. Je comprend également que ça énerve certains et qu’on apparaisse comme de « vrais occidentaux » qui ne pensent qu’à « optimiser » leur voyage mais il ne faut pas culpabiliser les gens d’organiser leur voyage. Chacun doit faire comme il le sent et puis si ça ne lui convient pas, il fera autrement la prochaine fois. C’est vrai que l’expérience doit jouer beaucoup là dedans, mais il faut laisser chacun aller à son propre rythme…

    Merci en tout cas pour ces articles intéressant qui font réagir autant de gens !
    à bientôt

    Sophie de auboutdelaroute.fr

    • Segolene

      Bonjour,
      Je suis entièrement d’accord avec vous Sophie, d’autant plus que lors de courtes périodes de vacances, le budget ne permet pas forcément d’improviser, notamment en haute saison. De plus, je réfute la position catégorique de Mikael ci-dessus. Non pas que prendre le temps et d’éviter les lieux touristiques n’est pas bien. Au contraire, je trouve cela très bien. Pour ma part, j’aime faire les deux et cela ne veut pas pour autant dire que je ne profite pas à fond. En effet, sur une semaine de vacances à Rome par exemple, j’ai envie de voir un maximum. Et ce n’est pas parce que je ‘rentabilise » mon voyage sur le nombre de choses à voir que je n’en profite pas ou que je fais semblant de me dire que j’aime. Cela ne veut pas dire que malgré l’organisation des visites, mon amie et moi ne nous sommes pas laissées portée par les imprévus et les changements de plan. C’est toujours marrant de voir qu’on a prévu de faire tout un tas de choses et qu’au final on a fait 50% différemment. Cette semaine a pour moi été extraordinaire et j’ai rarement pu voir autant de merveilles d’un coup ! Alors oui, c’est sûr avoir le temps de faire à son rythme serait l’idéal, mais tout le monde n’a pas le luxe de pouvoir le faire. De plus, comme le dit si bien Sophie, chacun aborde le voyage à sa manière. Aujourd’hui j’ai la chance de vivre pour 5 mois en Thailande et me voilà, qui n’a rien prévu car je sais que j’ai le temps. Je me laisse porter au gré de mes envies, même si parfois j’ai bien l’impression de ne rien faire du tout. J’ai fait des rencontres très riches et vivant en banlieu de Bangkok, je vis comme une thai presque tous les jours et c’est une expérience incroyable ! Et je ne regrette pas finalement de ne pas vivre dans le centre de Bangkok, même si pour se déplacer c’est plus compliqué.
      Voilà, je voulais juste faire partager un bout de mon expérience ! 🙂
      Merci Ryan pour cet article très intéressant dans tous les cas
      Ségolène

  • Philippe Tissot

    Bon je me lance… J’ai décidé de partir parce que j’en ai marre de ne pas parler anglais… J’ai donc choisis, il y a 24 heure de commencer soit par l’Irlande soit par l’Ecosse… Si vous avez des conseils sur l’équipement nécessaire pour que ça se passe bien, vos conseils sont les bien venu 🙂

  • C’est vrai que l’organisation nous rassure un peu nous et nos proches mais bon si on sait bien qu’il faut être prêt à toute éventualité que l’on avait sûrement pas prévu !


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  • Cécile @ sellesetpoivre.com

    Merci pour cet article qui nous conforte dans l’idée de planifier un peu… mais pas trop ! Nous partons un an à vélo sur les routes d’Amérique Latine, de Nouvelle Zelande et d’Asie du Sud Est. On prévoit les étapes des billets d’avions dans les grandes largeurs et entre chaque vol… on verra bien ! Beaucoup de coups de pédales, peut-être quelques tronçons en stop, et surtout… la surprise de la rencontre !!! Parce que c’est essentiellement pour ça qu’on part 😉

  • Antoine

    Ma devise c’est : « When nothing is planned, anything is possible… »

    J’ai fait mon premier road trip tout seul l’an dernier à l’âge de 19 ans.

    C’est une expérience INCROYABLE !!

    J’ai fais un récit de voyage sur mon expérience si cela intéresse quelqu’un : http://voyage300714.blogspot.fr/

  • Mathilde – Omniterra.info

    Pour notre part, on voyage en couple et on a deux personnalités différentes. L’un d’entre nous est très organisé et l’autre très spontané. Notre stratégie : élaborer les grandes lignes du voyage, faire des résa d’hébergement puis une fois sur place changer nos plans et annuler nos résas au besoin. Perso, j’aime pas trop galérer pendant des heures pour trouver un logement à l’arrache. Je trouve que tout ce temps pourrait être utilisé pour d’autres choses plus intéressantes. Par contre une fois la question du logement réglée, j’adore improviser!

  • On est d’accord sur toute la ligne !

    PS : Ryan, por favor, peux-tu corriger cette faute horrible : PLANNIFIER avec un seul N

    • RyanLesacados

      Yo !

      Moi et l’orthographe … C’est corrigé !