Mon expérience Ayahuasca : voyage avec un chaman en enfer

Mon épreuve avec l’Ayahuasca fut l’expérience la plus intense, spirituelle, émotionnelle, hallucinante, effrayante que je n’ai jamais vécu.
Malgré mes vagabondages depuis plusieurs années, malgré toutes les petites expériences que j’ai pu vivre ici et là, comme manger du serpent au Vietnam sans le savoir ou vivre quelques temps dans un temple bouddhiste en Thaïlande, rien n’aurait pu me préparer à ce voyage intérieur que je m’apprête à vous décrire. Car je ne crois pas y avoir survécu. C’est comme-ci mon âme s’était complètement détaché de mon corps pour entrer dans un monde jusqu’alors inconnu.
Mon plus grand défi ici, dans cet article, réside dans l’interprétation et l’expression de ces visions que j’eus lors de cette expérience…

Note : les différentes conversations retranscrites ici étaient moitiés espagnoles moitiés anglaises

-Bonjour senior, vous avez une chambre de libre ?
-Oui.
-C’est combien ?
-50 soles.
-Je ne veux pas acheter l’hôtel, j’veux simplement une chambre pour la nuit.
-Quoi ?
-Non rien, je peux la voir ?

Ma vue à PicasLa chambre est plutôt sommaire, un lit avec une couverture à fleurs roses, un bureau en bois avec une lampe posée dessus et à côté une fenêtre donnant sur les montagnes environnantes, laissant apparaître un paysage tantôt verdoyant, tantôt glacé par la neige.
C’est ce qu’il me fallait pour écrire.

Je décide néanmoins de la jouer poker face pour négocier le prix.

«-Mouai ok. Bon j’vais quand même faire un tour et voir si je trouve autre chose. Je vais peut-être repasser…
-Ok, et si je vous la fais pour 40 soles ?
-Disons plutôt 20 ?

Il fait mine de réfléchir, mais lui et moi savons très bien quelle sera la réponse. Les touristes et voyageurs de passage dans cette vallée sacrée ne reste pas pour la nuit généralement. Je dois donc être son seul client.

-Bon ok, va pour 20 soles! »

Après quelques paperasses je retourne dans la chambre et m’étale sur le lit comme une grosse merde étoile de mer. Je suis complément épuisé par cette journée de bus.
Je venais tout juste d’arriver à Pisac, un village qui se trouve dans la vallée sacrée des Incas, dans région de Cuzco. Le hasard des rencontres m’a guidé jusqu’ici.
Pour les plus curieux, Pisac c’est ici :

Quelques jours auparavant, j’avais croisé ce français dans le bus, Antoine, un mec complètement déjanté.
Son truc c’était les expériences mystiques. D’ailleurs j’me souviens de la conversation qu’on a eu, comme si c’était hier.

-Tu vois, j’reviens tout juste du Pérou où j’ai pu y faire plusieurs expériences chamaniques. La première c’était vers Iquitos, dans la jungle.
J’avais demandé à un employé de l’hôtel dans lequel j’étais si il savait où je pouvais essayer l’Ayahuasca, il m’a donc filé un prospectus.
C’était Disney land son papier, mais j’me suis laissé tenter et avec un groupe de personne de l’hôtel on y est allé, et tu sais quoi ?

-Non dis moi

-C’était horrible, du grand n’importe quoi ! J’veux dire à ce moment-là je n’avais jamais participé à une cérémonie du genre, mais j’étais sûr que ça se passait pas comme ça.
Nous sommes arrivés vers 15h dans une espèce de centre près de la jungle. Là t’as un type qui nous attendait avec d’autres touristes, genre bien excités.
On nous emmène dans un endroit en plein air aménagé et après nous avoir briefé en deux secondes on nous fait assoir en cercle et on nous fait boire le truc.
J’ai halluciné, rien n’était comme ce que j’avais pu lire sur le sujet. Le pire c’est que le pseudo-chaman ne te guide ou ne t’accompagne même pas dans la cérémonie alors que c’est la base!
C’est devenu un très gros business, on te vend des « tours mystiques » à la tire partout.

-Ouai j’ai pu constater la même chose en Inde, le business du spirituel.

-C’est clair, mais heureusement c’est pas partout comme ça. Lors de mon trek vers Pisac j’ai rencontré Carlos. Un mec super. Il a grandi dans la jungle près de Pucallpa.
Dans sa famille on est chaman de père en fils, depuis plusieurs générations.
Pendant sa formation le gars est resté pendant un an dans la jungle tout seul ! Tu t’rends compte ? Un an, avec sa bite et son couteau !

Il a commencé à me raconter comment ça s’est passé. Ils étaient quatre en tout, lui, un Péruvien, un Américain et Carlos le chaman. Ils sont restés en tout pendant 4 jours dans la jungle.

Ayahuascal’Ayahuasca se boit sous des conditions très particulières et il faut préparer son corps avant d’ingurgiter le liquide. Du coup pendant plusieurs jours un régime très spécial est requis.
Le grand soir, quand tout le monde fut prêt, ils ont commencé la cérémonie et… Il n’a pas voulu me dire ce qu’il a vu. Tout ce que je sais c’est qu’il a été extrêmement marqué, il avait du mal à m’en parler.
Au début j’pensais qu’il jouait la comédie, qu’il sur-vendait le truc. Puis j’ai vu dans son regard qu’il avait été vraiment touché… Du coup je n’ai pas insisté. ..
En se quittant, il m’a donné les coordonnées du chaman. Enfin coordonné est un grand mot, il m’a juste noté son nom et la ville où je pourrais le trouver. Sur le coup j’avais l’impression d’être avec Daffy du film La Plage.

Moi et la culture indienne

Je crois que tout ça a commencé en découvrant le lien qui existe entre le psychédélisme et le spirituel, en partie alimentée par le livre «DMT, La molécule de l’esprit » par Rick Strassman.

Pour moi, la spiritualité c’est l’expérience de l’esprit ; les expériences physiques conduisent à une meilleure compréhension du monde extérieur de la même manière que différentes expériences psychiques nous amènent à une plus grande compression de notre intérieur.
Ça a été mon fil d’Ariane pendant quelque temps et ça m’a conduit à tester la méditation, le yoga, le jeûne, le sommeil polyphasique, le rêve lucide et pas mal d’autres choses pour au final revenir au plus important, ma vie quotidienne. Car à la fin de tout ça c’est la réalité que nous devons faire face. Vivre sa vie sous un état alternatif de conscience n’est qu’une échappatoire facile à son véritable soi.

En découvrant la culture amérindienne il y a quelque temps, j’ai donc été hypnotisé par cette tradition qui s’attache à forger les esprits. L’expérience est en fait le maître mot. Comprendre par soi-même et atteindre un état de conscience, un univers, qui est tout sauf matérialiste.
Pour ceux qui ont du mal à atteindre cet état de conscience, il y a les médecins de l’âme. Les chamans. Ils ne donnent pas les réponses, mais ils accompagnent les âmes des personnes dans cette quête du soi.

La perspective de pouvoir tester l’Ayahuasca en Amérique du Sud m’est donc plusieurs fois passée par la tête, cependant c’est devenu un tel phénomène de mode et un tel business que j’ai tout simplement oublié l’idée.

Mais j’ai pris cette rencontre avec Antoine comme un signe, l’occasion pour moi de vivre cette expérience mystique.

C’est quoi l’Ayahuasca ?

L’ayahuasca c’est en fait un breuvage naturel qui est issu de l’association de diverses plantes que l’on ne trouve que dans la jungle en Amérique du Sud. Il est consommé dans le cadre de cérémonies par les indigènes depuis des millénaires et permet d’échanger avec les esprits, d’élever l’état de conscience, de soigner les maux de l’âme voire même des maladies importantes. On raconte qu’il aurait aussi des effets télépathiques.

En d’autres termes, l’Ayahuasca est une boisson narcotique aux effets puissants : visions éclatantes, agréables sensations auditives, lucidité extrême, extases.
Mais, absorbé dans de mauvaises conditions de préparation, cet hallucinogène peut provoquer des réactions terribles : cauchemars épouvantables, nausées, sensations d’étouffement, etc.
Pour prendre l’ayahuasca, il faut donc avoir une démarche, un but précis. En consommer à des fins récréatives, sans être averti et sans être accompagné peut se révéler dangereux pour l’esprit de quelqu’un qui ne serait capable de se regarder en face.

Malgré ce qui est dit sur Wikipedia et après quelques recherches, certaines personnes sont mortes suite à la prise de ce puissant hallucinogène. La plupart du temps cela est dû à un mauvais dosage de la part de faux chamans. Cet article en parle.

Message à la famille : vous en faites pas, l’Ayahuasca est non addictive, et bien qu’elle soit considérée comme une drogue en France, elle ne l’est pas du tout en Amérique latine.

À la recherche de Carlos

Après m’être assoupi plus d’une heure je me mets en quête de retrouver Carlos. Pas si facile, je n’ai que son nom et le nom du village le plus proche de chez lui…
En sortant, je demande au gérant de l’hôtel s’il connait Carlos, le chaman. Il m’aiguille alors vers le magasin de sa femme qui se trouve en plein centre du village. C’était plus facile que ce que je croyais, malheureusement elle n’y était pas.
Ruelle PicasJ’me dis que je me sentirais déjà mieux avec quelque chose dans le ventre, je rentre donc dans le premier restaurant que je vois. La femme qui travaillait servait des Empanadas et une espèce de bouilli à laquelle je ne souhaitais pas m’essayer. Une expérience à la fois !
Tout en lui faisant du charme, je lui demande s’il est possible d’avoir un sandwich à la place. Elle me répond « si » avec un grand sourire (french touch les gars).

Je profite pour lui demander si elle connait un Carlos dont la femme tient le magasin juste à côté, elle me dit oui, mais qu’il n’est pas là aujourd’hui.
Elle me dit que sa femme devrait être de retour dans une heure.

J’profite donc de mon sandwich sur une table dehors en regardant des enfants jouer au foot. Plusieurs fois la balle vient taper dans mes pieds, je les soupçonne de faire exprès et décide de leur montrer comment on joue au foot en France.

Ça fait des passes, des petits ponts et des tacles ! Les enfants me mettent la raclée, enfin c’est ce que je leur fais croire. C’est pas facile de faire semblant de perdre tout en montrant qu’on est prêt à tout pour gagner !

17h, je vois le magasin s’ouvrir ;

Me rendo, me rendo ! Vous êtes trop fort, j’abandonne !

Ils avaient l’air content d’avoir battu un français au foot les p’tits filous !
Je me dirige vers le magasin pour pouvoir rencontrer la femme de Carlos. C’était un magasin de vente d’herbes et d’épices, ça sentait vraiment fort…

-Holà, je peux vous aider ?
-Oui, serait-il possible de parler à Carlos ?
-À quel sujet ?
[Je lui explique la raison de ma venue et ma rencontre avec Antoine.] -D’accord je vois, le problème c’est que Carlos ne sera de retour que dans trois jours.
-Quoi ? Trois jours ?!

J’savais plus trop quoi faire … Elle me propose de l’appeler et de lui parler.
Sur le coup, je n’sais pas pourquoi, j’avais du mal à imaginer un chaman de la jungle péruvienne avec un téléphone portable.
Au téléphone elle lui explique brièvement la situation avant de me le passer.
Carlos avait une voix douce. Il me dit que si je suis prêt à attendre quelques jours il est d’accord pour l’initiation.
J’avais mis plusieurs jours pour arriver jusqu’ici, je n’allais tout de même pas rebrousser chemin maintenant ! Je lui dis que je suis prêt à l’attendre.

Du coup, pour pas perdre de temps il me dit qu’il y a un régime très particulier à suivre pendant quelques jours:
Il faut absolument que j’évite tout ce qui est sucre, sel, matières grasses, porc, viandes rouges, alcool, café, thé et les épices.
Il me dit aussi d’éviter tous les produits chimiques et les produits préparés industriellement. De plus il est recommandé de ne pas utiliser de cosmétiques, de savons et shampooings chimiques.
Il ajoute à la fin ;

-Ah oui, et le plus important, pas de relations sexuelles !
-Ok …
-Je veux dire, pas de masturbation non plus.
-Oui oui j’avais compris le message.
-C’est important !

Si j’résume bien je vais mourir de faim, j’vais puer autant qu’un milk-shake à la diarrhée et en plus j’vais pas pouvoir…

-Du coup je peux manger quoi ?
-Seulement du riz blanc quelques légumes et de temps en temps du poulet et du poisson si tu veux. Bien entendu tu as droit à de l’eau. Le dernier soir (vendredi) pas de repas !
-Ok j’pense pouvoir gérer.
-Oui j’espère sinon tu risquerais de rater l’initiation.

Il me donne rendez-vous le vendredi d’après, vers 19h au coucher du soleil près du magasin. J’avais l’impression de revivre mon expérience dans le temple bouddhiste en Thaïlande…

Trois jours en ville

Marche PicasCe fut les trois journées les plus longues de ma vie, je les ai passé essentiellement à visiter les différents cites archéologiques, les marchés les quelques village aux alentours, et à écrire dans ma chambre, face à la vue sur les montagnes.
J’ai aussi passé un après-midi à jouer au foot avec les enfants de l’autre jour.

Vendredi, c’est le grand jour, je vois les heures passées l’une après l’autre.
10h : j’me pose sur une terrasse
11h
12h : j’vais manger une assiette de riz dans le restaurant du coin
13h : Je me balade dans les alentours
14h
15h
16h : je rentre prendre une douche
17h : je bouquine.
18h, c’est marrant comme la dernière heure passe encore plus lentement que les autres. J’étais excité de pouvoir rencontrer Carlos et vivre mon expérience, mais en même temps j’avais une certaine appréhension.
Vers 18h50 je sors de ma chambre et me rends au point de rendez-vous.
Trente minutes après je vois une voiture s’approcher, un 4×4. Aveuglé par les phares j’ai du mal à savoir si c’est Carlos ou quelqu’un d’autre. De toute façon je ne l’avais jamais rencontré. Un type sort :

-Ryan ?
-Oui
-Ça va ? C’est Carlos, monte !

ChamanJe m’exécute et monte dans la voiture. C’est marrant je ne l’imaginais pas du tout comme ça, en fait je ne m’attendais à rien du tout, mais la seule fois où j’ai tapé chaman sur google j’étais tombé sur des images très caricaturales, genre un type en slip avec des tatouages et des plumes partout (voir la photo à gauche). J’étais loin de penser que le chaman que j’allais rencontrer serait la version péruvienne de Steve Jobs. Pantalon en jean, pull noir, baskets blanches.
On pouvait pas faire plus normal.

La route du Chaman

Nous voilà en route pour chez lui, on roule pendant peut-être 20 minutes à travers la jungle. Il me dit qu’il s’excuse pour les trois jours. Chaman n’est pas vraiment un métier, on ne peut pas en vivre ici au Pérou. Du coup à côté de ça il bosse dans une usine de mise en bouteille de bière pour pouvoir nourrir sa famille.
Aujourd’hui il continue de soigner les villageois et habitant des tribus du coin qui ont conservé leur culture traditionnelle et initie quelques voyageurs comme moi, mais ce n’est pas suffisant pour vivre.

On arrive chez lui, c’est plutôt sympa, je vois sa femme qui me salue et ses enfants. J’ai trouvé ça rassurant, j’me trouvais tout de même au milieu de nulle part et je ne cache pas le fait que l’histoire de Betancourt m’ait traversé l’esprit.

Ayahuasca préparationTout en commençant à préparer les différentes herbes, il me pose quelques questions. Il me demande d’où je viens, ce que je fais dans la vie et pourquoi je souhaite tester l’Ayahuasca. Je lui réponds, brièvement, tout en étant absorbé par ce qu’il faisait. Il a l’air d’avoir fait ça toute sa vie.

Au bout de quelques minutes il me dit que ce serait bien meilleur à l’extérieur, on se dirige donc dehors en plein air, avec juste un toit au-dessus de la tête.
Là, nous sommes entourés par la jungle, par des bruits d’insectes aussi impressionnants qu’étranges, des oiseaux nocturnes, chouettes, hiboux et autres cris d’origine inconnue, les lucioles sillonnent l’air comme 1000 étoiles brillantes. Tout ceci éclairé par une demi-lune et les bougies qu’il venait d’allumer. Le spectacle était beau.

Avant de commencer, il me demande si j’ai bien fait attention à ce que j’ai mangé et si j’ai respecté les règles données. Je lui dis oui.
Il termine la préparation de l’Ayahuasca dans un récipient. Je le regarde faire.
Je vois à côté de moi un seau, j’me demande à quoi ça peut servir…
Il souffle 3 fois de la fumée, du tabac, il me semble, dans le récipient et verse ça dans une espèce de tasse en bois. Il commence à chanter ce qui semble être des chants rituels. Il me tend ensuite la tasse en bois.

-Tiens, prends.
-Je dois la boire ? (je me rends compte de la stupidité de la question au moment de la poser).
-Oui tout à fait
-Heu ok, en une fois ?
-C’est toi qui vois, mais généralement oui ça se boit d’un trait.

Je bois cul sec la liqueur, le goût est atroce, amer, âcre, très fort, c’est épais et huileux, ça colle aux dents et au palais.
Il voit la grimace que je fais et ça le fait sourire. Il se sert à son tour de l’Ayahuasca et en prend beaucoup plus.
Durant cette quête, cette expérience, le chaman doit être encore plus sous l’emprise de l’Ayahuasca que la personne qu’il guide.
Je vois son regard éclairé par la bougie, il baisse la tête et souffle dessus. J’entre dans un autre monde…

A la découverte du monde l’Ayahuasca

Plusieurs minutes passent dans un silence complet, j’ai l’impression que les bruits étranges entendus plus tôt ont totalement disparu. Carlos se met alors à chanter, en espagnol, je crois. Enfin je n’sais pas trop, mais on appelle ça Icaros. J’ai lu que ces chants permettent de guider l’esprit et que chaque chant à une fonction bien précise.

Vision ayahuasca10 minutes passent, puis 20 et 30. Carlos se met à chanter plus intensément.
Je ressens quelques nausées au début suivi tout à coup par des visions intenses et vives. Des formes géométriques, de toutes les couleurs, qui virevoltent, bougent et gigotent dans tous les sens, ça explose. Chaque son devient une couleur, chaque chose devient un son. Je ne comprends pas ce qui se passe, mais c’est magnifique. J’entends Carlos chanter différemment, puis je commence à voir autre chose.
C’est très dur à décrire, mais en gros tout ce que je regardais autour de moi, me regardait en retour. Les arbres, la terre, le ciel, la lune. J’avais l’impression de comprendre les choses et de les perdre très vite. Puis j’ai eu quelques moments où j’ai pensé à moi, à ce que je vivais dans ma vie en ce moment. Je voyais les choses que je traversais, de l’extérieur. Comme si j’étais mon propre juge. C’est très difficile à d’écrire et je crois que cette partie-là et très personnelle…

-Como està ? me demande Carlos
-Està bien, gracias

J’ai immédiatement senti l’envie d’en prendre plus, comme-ci ce n’était pas suffisant. J’ai l’impression que Carlos l’a ressenti, car il me demande si je souhaite encore en boire un peu. Je réponds oui, très enthousiaste.

Pourquoi ai-je toujours besoin de plus?
Pourquoi n’était-ce pas suffisant?
Que me manquait-il?

Carlos se met à chanter différemment encore, je ressens une succession de vagues, comme-ci on venait fouiller au fond de mes tripes, comme un scanner qui débusquerait des zones sombres.
Là, la vision de lumière et de joie que j’ai ressenti quelques minutes avant s’était complètement envolée, laissant place à quelque chose de beaucoup plus sombre. Mon estomac criait et mon corps a tout d’un coup éclaté en sueur froide.
Je me sens fiévreux et là je me dis;

oh merde, qu’est-ce que j’ai fait …

De la lumière vers les ténèbres

Cauchemar ayahuascaJe choppe d’un seul coup le seau qui se trouve à côté de moi et je commence à vomir mes trips et mon exécrable égo. Je vomis à en crier et avec une telle force que la meilleure description serait une explosion nucléaire déchirant le tissu de tout ce qui m’est réel. J’ai des visions intenses de bombardement provenant de tous les côtés, je ne peux pas donner un sens à quoi que ce soit.
Émotionnellement je suis comme un volcan en éruption. Mon âme n’est plus reliée à mon corps ni à tout ce qui m’entoure. Je suis dévoré par la peur et la solitude. Cette expérience est un véritable enfer, et encore, je ne trouve pas de mots pour décrire cette horreur.
La première chose à me venir à l’esprit après un long moment c’est « comment me sortir de là ? », « comment faire sortir l’esprit de l’Ayahuasca qui est en moi ? ». Je réalise de temps à autre l’horreur que je vis, quelle expérience cruelle ! Alors j’essaie de reprendre mes esprits, de me dire que tout ceci n’est que dans ma tête.

Ok Ryan, t’es assez fort pour surmonter tout ça, reste calme.

Mais je rechute complètement ! Comme si je retombais dans un gouffre sans fin. J’ai l’impression qu’on s’amuse avec moi, comme si j’étais une marionnette, un jouet.
Et là, je prends conscience de quelque chose ; je ne suis pas aussi fort que ce que je croyais. J’ai peur, je me sens seul et perdu, au milieu de tout.

La prise de conscience

Lentement, après presque une heure dans cet état là, je commence à prendre conscience de l’expérience que je vis. C’est une espèce de drogue que j’ai pris et comme toutes les drogues l’effet n’est que temporaire. Je ne sais toujours pas où j’en suis et je suis encore perdu, mais je suis touché de temps à autre par une espèce de clarté qui doit surement contenir une signification.
Puis d’un seul coup, je comprends qu’il faut que je renonce à contrôler ce qui se passe, qu’il faut tout simplement que je me laisse aller.

J’entends la voix de Carlos, je ressens sa voix comme un fil conducteur, un chemin à suivre, un phare dans le noir infini.
Et puis pour la première fois, j’ouvre les yeux …

Je crois que j’ai besoin d’aide Carlos, j’me sens mal

black-out

La renaissance

Au petit matin je me réveille dans la chambre. Je ne sais pas comment je me suis téléporté ici, je ne me souvenais plus de rien.
Je sors dehors et vois Carlos qui me sourit.

-Tu te sens comment ?
-Bien, enfin je crois, c’était assez violent.
-Tu avais beaucoup de tensions oui, tu as bien vomi, c’est une bonne chose, tu t’es purifié.
-Oui, j’me sens léger en tout cas
-Il faudra continuer ta diète pendant une semaine et refaire une séance là où tu seras. Je pense que tu trouveras d’autres réponses. La première séance est toujours très violente pour le corps et l’esprit.

Je ne dis pas que l’Ayahuasca a radicalement changé ma vision des choses, mais j’ai appris quelque chose ce soir là, c’est que je ne pouvais pas tout faire moi-même et surtout qu’on est puissant et fort seulement avec le soutien de personnes qui nous entourent. Seuls nous ne sommes rien.

Après toutes ces années à voyager seul, j’ai l’impression qu’il fallait que je vive cette expérience pour comprendre que peu importe la force qu’on pense avoir, être entouré, avoir un phare ou ouvrir son cœur et demander de l’aide quel que soit la situation, est indispensable. La seule chose qui nous retient c’est notre ego, la peur et la honte.
J’ai aussi vu et compris beaucoup d’autres choses, beaucoup plus personnelles…

Je prépare mes affaires avant de partir.
En sortant, Carlos m’indique la direction à prendre et me dit;

-Ma maison est la tienne reviens quand tu veux ! Je suis content de t’avoir rencontré.
-Et moi donc, merci pour tout
-Surtout n’oublie pas, écoute ton cœur.

Nous nous serrons dans les bras et je pars sous la brume, le sourire aux lèvres. Je n’ai plus peur…

A ce jour, je n’ai toujours pas réessayé l’ayahuasca…

NOTE : Vous êtes nombreux à me demander les informations pour retrouver Carlos, malheureusement les seules infos dont je dispose sont ceux cités dans l’article. Je ne sais pas si il vit encore au même endroit…

Ryan Lesacados

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  • Waow, j’ai lu ton récit d’une traite tellement c’était prenant. C’est le genre d’expérience que j’aimerais bien tenter mais en te lisant je me dis que ce n’est pas à faire à la légère et qu’il vaut mieux voyager léger niveau doutes et démons intérieurs. Du coup tu comptes recommencer comme Carlos te l’a prescrit ?

    • Hello Solal,
      Non malheureusement j’ai dû rentrer en France il y a quelques jours donc je n’ai pu m’y réessayer !
      Quoiqu’il en soit, ce fut très intense, il y a des choses dont je n’ai pas voulu parler dans l’article. Donc si je le refais il faut que je sois au top de ma forme, physiquement et mentalement.

  • Alize

    Ouaw! Merci d’avoir partagé ton expérience avec nous. Je ne pense pas que j’oserai un jour essayé ce que tu as fait mais c’est très intéressant de lire ce que tu as vécu. Il faut parfois aller au bout de soi même pour se retrouver.

  • Article très intéressant en effet, qui donnerait « presque » envie d’essayer. Merci néanmoins pour la mise en garde ; à Cusco j’ai séjourné dans un hostel tenu par une sud-africaine qui avait sa maison hors de la ville et où les résidents pouvaient y faire une de ces expériences en prenant du San Pedro (un cactus aux effets similaires).
    Dès le jour de mon arrivée j’ai entendu parler d’expériences « ratées » et de types complètement traumatisés, sous le choc de ce qu’ils avaient vécu, je me suis dit que c’étaient des malades d’y aller comme ça et de prendre de tels risques. Ce n’est pas un truc « cool » ni hippie-chic ; il y en a qui n’en reviennent jamais et ce n’est pas une expérience à prendre à la légère ni à faire dans n’importe quel contexte.
    Pour ma part j’ai été dissuadée depuis longtemps d’essayer. Tiens ça ma fait penser qu’il faudra que je raconte mon séjour dans cet hostel sur mon blog !
    Bon et paisible retour « sur Terre » Ryan !

    • Je suis tout à fait d’accord Olympia, c’est pour ça que je mets en garde les personnes qui voudraient s’y essayer. Certains n’en reviennent pas…
      En tout cas je serais intéressé pour lire ton article sur ton expérience !

  • Almonzo

    super article ! j’aurai gardé cette expérience pour moi, cependant. en espérant que Carlos ne développe pas une usine à gaz …

    • Merci Almonzo.
      Oui je comprends, c’est pourquoi je n’ai pas souhaité parler de choses qui m’étaient très personnelles. Je garde ça pour moi.
      Concernant Carlos, je ne pense pas que ce soit ce genre de personne. Ni téléphone, ni site internet, ni même carte de visite. C’est juste du bouche à oreille.

      • saka

        Salut Ryan. Madagascar c’est pour quand ?

  • Salut Ryan,

    Très bel article, bien écrit, qui tient en haleine comme dit Florian. Nous étions à Iquitos et à la vue de tout ce commerce du spirituel, nous avons décidé de ne pas tester, et je dois dire que les contraintes étaient assez hallucinantes. Nous en avons parlé autour de nous et on nous disait tout et son contraire, qu’il fallait rester 4 jours pour tester, que c’était dangereux, que c’était « fake ». Bref, nous sommes partis et dans le bateau sur le Rio Marañon pendant 3 jours, nous avons rencontré un Péruvien d’une trentaine d’années, c’était le fils d’un chaman, il nous disait que son grand père vivaient dans la forêt. Il avait avec lui un sac rempli de grosses racines d’ayahuasca, ils les ramenaient justement à sa famille pour faire les concoctions que tu connais maintenant.
    Ils nous disait qu’il était fou de ce produit naturel, il en consommait depuis l’âge de 8 ans. Il avait l’air plutôt équilibré et faisait même jeune (il était pas attaqué ou ravagé j’entend).
    Je regrette au fond de ne pas avoir testé, mais avec ton récit c’est tout comme.

    C’est un peu l’effet des champignons hallucinogènes (en pire) 🙂 ? non ?

    • Hello Aydée,

      Et bien merci à toi 🙂
      Je pense que si j’avais vécu les mêmes choses que toi j’aurais fait pareil, j’ai eu la chance de rencontrer une personne sur ma route qui m’a donné envie de m’y essayer.

      Sinon par rapport au champignons.. Je ne sais pas, je n’en ai jamais pris ! Mais j’imagine que oui.

  • AdHoc

    Salut Ryan,

    Sans vouloir réduire l’impact qu’a pu avoir ton expérience, car c’est quelque chose d’exclusivement personnel et propre à chacun et car je ne connais pas ton passé avec les drogues, tu as ni plus ni moins vécu un épisode hallucinogène très commun à toutes les substances psychotropes actives. En tout cas, les conditions dans lesquelles tu l’as vécu ont dû ajouter énormément de… saveur =P Curieux et agréable récit, merci de nous le faire partager !

    • Salut Adhoc,

      Je ne prends pas de drogue, aucune. Je ne fume même pas. Donc peut-être que l’expérience fut d’autant plus vive.
      Quoiqu’il en soit j’ai bien conscience que ce n’était qu’une drogue, mais prise dans des conditions très très particulière.
      Merci pour ton message 🙂

      • AdHoc

        Ce n’est qu’une drogue, mais pour beaucoup, ces drogues ouvrent les portes de la perception (« The Doors » :)), ce n’est donc absolument pas anodin ! Le cerveau humain s’est développé avec ces portes, et l’ayahuasca, la salvia, le LSD ou encore les ‘shrooms sont autant de moyens de franchir ces barrières. C’est une expérience hautement spirituelle, quoi qu’on en pense, et tu l’as de toute évidence bien compris 😉 Je te conseille de lire un jour Aldous Huxley, ses récits sur la question sont passionnants. Bons voyages et au plaisir de te lire !

  • Lily

    Très bel article, j’imagine combien cette expérience a participé à ton enrichissement… Je te rejoins concernant le paragraphe sur ton lien à la culture indienne. Je m’envole pour l’Amérique Latine dans quelques mois, nul doute que je penserai à toi!

  • Julien

    Hello Ryan Superbe article ! J’ai adorée lire ton aventure spirituel ! Bonne continuation 🙂

  • Ton récit est tellement fort, ton expérience tellement éloignée de ce que nous connaissons en Occident qu’elle paraît presque irréelle… Mais peut-être que maintenant que tu es rentré cette expérience te paraît presque irréelle à toi aussi ? Comme si tu l’avais vécue dans une autre vie ?

    • A dire vrai, cette expérience fut beaucoup plus intense que ce que j’ai décris ici. De retour en France tout ceci me parait loin et presque irréel en effet…

  • Sacha Tognolli

    Eh bien…. sacrée expérience apparemment ! C’est à la fois attirant et effrayant, et en même temps le fait que ton guide soit également sous l’effet de la drogue pourrait me repousser. Je n’ai jamais essayé de drogues hallucinogènes par peur de rester percher et parce que je souhaite le faire en présence de quelqu’un qui ne serait pas sous l’effet d’une telle drogue, au cas où je fasse nimp…. bref je retiens l’expérience, mon tour du monde est déjà en soi une manière de faire une certaine introspection, alors on verra quand je serai au Pérou, si jamais j’ai besoin d’approfondir encore 😉

  • Très bel article, très instructif.
    Je crois qu’au fond, voyager c’est déjà se confronter à beaucoup de chose, se forcer à l’introspection… mais toi tu es passé au niveau suivant !
    Tes réflexions sur le fait de voyager seul m’ont aussi intriguées. Est-ce que cette expérience t’a donné envie de partir plus souvent avec des proches ? Personnellement une grande partie du bonheur des voyages est de partager mes expériences, à distance mais aussi sur place, quand je les vis. Même si je suis d’un naturel solitaire…

  • Amaury

    Eh oui, l’ayahuasca !!!

    J’ai bu quelques fois la plante dans ma vie, et ce n’est pas fini, elle sera ma médecine pour toujours.

    Je vous invite, à titre informatif et pour la curiosité, à lire les 2 derniers articles de mon blog. Ou devrais-je dire mon ancien blog car même si tout est récent, s’est est fini pour moi car mes projets de tour du monde (des illusions, au final) se sont envolés en buvant l’ayahuasca. J’ai appris à mieux me connaître et compris que la joie de vivre et la paix intérieur que je cherche je la trouverai au final ici, en Belgique, auprès de mes proches et mes racines. C’est valable dans mon cas évidemment et chaque personne est différente.

    Vous pourrez constater à quel point la différence de narration avant/après ayahuasca est forte…

    Avant de mettre les liens je précise qu’il ne s’agit pas du tout pour moi d’utiliser l’ayahuasca et le site de Ryan afin de faire de la pseudo promo de mon blog. Mon blog est fini, mort, il ne connaîtra plus de nouveaux articles, fini quoi. Simplement je pense que c’est de l’information intéressante en plus.

    à lire en 1er :

    http://www.dreamtoreality.be/2013/02/mise-au-point-concernant-la-suite/

    2ième :

    http://www.dreamtoreality.be/2013/04/nouvelles-donnees-nouvelle-orientation/

  • Amaury

    Au fait, Ryan, je te conseille vivement de retourner faire la 2ième expérience chez Carlos. La 2ième sera beaucoup plus clair, moins sombre, enrrichissante, tu pourras te découvrir plus en posant les questions que tu veux à la plante (et te rendre compte à quel point tu peux tenir une vraie conversation avec l’esprit de l’ayahuasca), découvrir le monde des esprits… Au début elle te teste, elle joue avec tes peurs, teste tes motivations. Si tu persévères, tu seras récompensé ! C’est donnant-donnant avec elle.
    Peut-être étais-tu juste, à la base, à la recherche de sensations récréatives… Tu as vu que ce n’étais pas le cas avec l’ayahuasca et que c’est ô combien sérieux !

    Que vas-tu en faire ? 😉

  • Ton récit m’a immédiatement fait penser à « La prophétie des Andes » de James Redfield même s’il me semble que les personnages n’ont jamais eu recours à la drogue pour vivre ces expériences.
    J’ai le sentiment que tu as déjà lu ce livre mais si ce n’est pas le cas, il devrait te plaire.

    • Non je n’ai jamais lu ce livre, mais merci du conseil je vais y jeter un oeil.

  • Amaury

    Le terme « drogue » me semble assez incompatible avec ayahuasca. En effet, pour boire de l’ayahuasca il faut une sacrée dose de courage et je te garanti que ses effets sont tout sauf récréatifs.

    L’ayahuasca n’est ni plus ni moins que la medicine traditionnelle, celle utilisée par nos ancêtres et oubliée par nos générations au profit de la science. Seuls des peuples comme les indiens d’amazonie (considérés comme « en retard » par le monde occidental), ont compris que tout cela nous a été donné par dieu, ils tirent d’ailleurs toutes leurs connaissances médicales et autres de l’ayahuasca, qui leur indique d’uiliser telle plante pour guérir cela et telle autre pour ceci. Il n’y a en outre pas qu’en Amazonie que l’on prend de la « droge », à chaque partie du globe sa plante dite « maîtresse ». Il y a le Peyotl au Mexique et l’Iboga en Afrique, par exemple. Tout ça, issu du plein coeur de la nature, serait là par hasard voire pour un usage dit de « drogués » ? Je ne pense pas.

    Dans le registre des livres, il y a aussi les magnifiques ouvrages de Carlos Castaneda

    • AdHoc

      « drogue /dʁɔɡ/ n.f.
      Substance psychotrope provoquant le plus souvent une dépendance et utilisée pour modifier son état mental.
      Composé chimique, biochimique ou naturel, capable d’altérer une ou plusieurs activités neuronales et/ou de perturber les communications neuronales. »

      Peu importe la dépendance ou non. Le cannabis ne crée pas nécessairement de dépendance, ni le LSD, mais ce sont des drogues.

      • Marc

        Oui, c’est vrai avec cette définition.

        Mais attention, ce n’est pas la seule comme je le remarque en lisant l’article Wikipedia sur « Drogue ».

        Le problème de cette définition, c’est qu’en étant suffisamment large, elle inclut en effet l’Ayahuasca et aussi des tas de substances toutes plus anodines les unes que les autres, certaines secrétés naturellement par le cerveau, d’autres dans des aliments.

        Comme les effets, les risques, les bénéfices, la toxicité, l’expérience, l’usage sont très différents entre l’Ayahuasca et ce qui peut se trouver communément sur le marché de la drogue, je préfère utiliser un terme différent, plus clair à mon sens
        .
        Et ceci d’autant plus que le terme « drogue » n’est pas toujours utilisé dans le sens que tu signales, mais dans un sens plus péjoratif.

        Le terme « Enthéogène » ou « Plante sacré » ont l’avantage d’attirer l’attention sur la connaissance de Soi, principale effet de l’Ayahuasca.

  • Ces populations m’ont toujours intrigué avec leurs pratiques, leurs préparation, et toute leur culture. Avoir eu le courage de boire l’ayahuasca, et pour ma part, je me demande si j’aurais pu le faire !!! Mais effectivement, il me manque très probablement l’ouverture d’esprit que tu as. Bravo à toi pour cette expérience.

  • Dis donc, c’est la grande classe cet Antoine !

    J’avais entendu parler de cette « cérémonie », un magazine TV du style Reportage je crois, et les souvenirs que j’en garde c’est que ceux qui ont tenté l’expérience comme toi ne s’en sont pas mieux sorti…

  • Marc

    Bonjour Ryan,

    merci pour ton témoignage.

    À défaut d’apporter le mien, quelques précisions puisque moi aussi, j’ai eu l’opportunité d’expérimenter l’Ayahuasca à plusieurs reprises.

    Contrairement à ce qui a été écrit, l’Ayahuasca n’est pas une drogue. Il s’agit d’un enthéogène majeur.

    La confusion vient de ceux qui n’en ont jamais pris ou qui n’ont pris que des drogues : le jour où ils expérimentent l’Ayahuasca, ils réalisent que cela n’a rien à voir.

    Sa molécule active, le DMT, est secrétée naturellement par le cerveau, et bien entendu, elle ne génère aucune dépendance.

    C’est une plante sacrée au même titre que l’Iboga par exemple.

    Ce n’est pas non plus un « hallucinogène », ce que montre l’Ayahuasca, c’est un niveau plus profond de connexion avec soi-même.

    Ainsi, les « visions » ne sont que la surface de ce qui se dévoile avec l’Ayahuasca. Bien sûr, l’expérience de chacun est différente. Mais le caractère sacré et spirituel, au-delà de tout état mental, favorisé par l’Ayahuasca, finit souvent par se révéler.

    L’Ayahuasca se distingue là aussi des drogues dans le sens où ce n’est pas une substance récréative, mais bien de l’ordre de la connaissance de Soi.

    Enfin, l’Ayahuasca n’est pas dangereuse quand elle est utilisée avec conscience, avec une préparation adéquate et un ou des accompagnateurs éclairés.

    C’est le manque de préparation qui peut conduire à vivre des expériences indésirables.

    En fin de compte, la rencontre avec l’esprit de l’Ayahuasca n’est pas plus risqué que faire un saut en parachute, peut-être même moins en fait

    Il existe quelques contre-indications, mieux vaut les connaitre.

    L’essentiel, c’est l’intention de celui qui désire prendre l’Ayahuasca. Comme c’est une expérience puissante, ce n’est pas à faire à la légère.

    Mais pour mieux se connaître soi-même, tels que nous sommes au fond, l’Ayahuasca est royale.

    La peur ne devrait arrêter personne d’entreprendre cette expérience révélatrice, si cette qualité d’intention est sincère.

    Dans ce cas, une préparation appropriée et un bon guide sont nécessaires et feront toute la différence.

    J’ai eu la chance de bénéficier de ces conditions idéales dès ma première expérience, et non seulement cela a changé ma vie pour le meilleur, mais le processus a été particulièrement fluide. Je n’ai même pas eu à vomir.

    Bonne continuation à tous.

    • AdHoc

      Salut Marc,

      Ton discours est erroné et subjectif en ce qu’il est porté par ton expérience visiblement très enrichissante, mais ne te dotant pas d’une vision qu’on pourrait appeler très « juste ».

      La DMT est une substance psychotrope et en cette qualité, ça en fait une drogue tout ce qu’il y a de plus récréatif, quand bien même tu tenteras de nous faire passer l’ayahuasca exclusivement pour une plante sacrée (« de l’ordre de la connaissance de soi » ? « un niveau plus profond de connexion avec soi-même » ? cela ne signifie rien scientifiquement !) aux capacités spirituelles extraordinaires. Psychotrope = hallucinogène = drogue.

      C’est bien de vouloir défendre l’épisode paranormal que tu « sais » avoir vécu, mais il faut garder à l’esprit que ces expériences sont IMPOSSIBLES à décrire avec des mots, encore moins quand on n’est plus sous l’empire desdites substances. Tu mélanges tout et c’est dommage. Tu fais également l’erreur de lier le concept de dépendance à la drogue. Je te conseille de relire ce qui a été écrit avant toi ici-même, nous avons pourtant été très clairs pour éviter toute confusion.

      • thibaut

        Bonjour à vous… je ne connais pas vos discussions antérieures, mais ce que Marc dit ici sobrement ici me semble juste, bien que je n’aie pris de l’ayahuasca que deux fois (deux nuits successives). Cette expérience a profondément et radicalement transformé ma vie ou du moins la perspective que j’avais jusqu’alors sur celle-ci. Je crois que chacun qui a fait l’expérience un tant soit peu profonde du « dialogue » qui s’instaure en soi, sa richesse, son intelligence bénéfique (même si les « purges » peuvent être violentes) son pouvoir révélateur – sur soi-même notamment, ce qui peut être assez désagréable et reste peu évoqué – aura du mal à considérer l’ayahuasca comme une drogue récréative. Malgré l’humour prodigieux qui peut survenir. On peut sans doute la prendre comme telle mais pour ce qui me concerne il est indubitable que je la réaborderai avec respect. L’ayahuasca me semble avancer sur deux pieds: elle purge (beaucoup), et elle donne (beaucoup). Ce n’est pas juste un Disneyland multicolore, cela modifie votre façon de voir, décale votre point de vue. vous rend conscient à partir d’un point de vue extérieur même. Cela vous change ne fut-ce que dans la connaissance que vous avez de vous-mêmes. Du moins en ce qui me concerne. Chacun vit cela à sa façon évidemment, mais je ne crois pas être le seul, loin de là, à approcher l’ahyahuasca avec une certaine euh… humilité. 🙂

  • PERRAULT Benjamin

    Très bel article, cette expérience a du être très enrichissante pour toi! J’ai l’habitude de l’Amérique du Sud mais je n’ai jamais vu le Pérou. J’essayerai bien le Ayahuasca, ça doit valoir le détour!

  • Franck Savy

    très intriguant… y a t-il moyen de rentrer en contact avec des personnes ayant vécu l’expérience??

  • François

    Salut Ryan c’est Francois de voyageautourdumonde, mon expérience est très différente du point de vue des effets ressentis mais c’est intéressant de lire un autre point de vue. Ce serait sympa d’en discuter un jour si on se croise. j’avoue que le sujet me passionne.

    • RyanLesacados

      Avec plaisir Francois.
      Quel a été ton expérience ?

  • Arswell

    Salut Ryan !

    Merci pour ton récit ! J’ai moi même eu l’occasion de tester l’ayahuasca. A dire vrai je suis parti au Pérou dans ce but et je suis resté en bordure d’Iquitos chez une famille d’indiens qui pratique « le chamanisme » de père en fils, comme disent les occidentaux pendant un mois. Je ne conseilles à personne de prendre de l’ayahuasca car cela représente des risques réelles mais je ne peux cependant pas vous l’interdire. Les lignes qui suivent s’adressent à des adultes responsables, à des personnes qui veulent connaître avant de prendre (même si c’est quelque part une illusion). Perso, je me suis renseigné pendant deux ans avant de partir au Pérou afin de ne pas faire n’importe quoi. Le cadre culturel entourant cette pratique est très puissant et même si je me place en tant qu’occidental rationnel, une fois immergé, on conçoit qu’une autre réalité peut exister. Donc pour toutes les personnes qui sont intéressées par cette plante voici les conseils de base:

    – ne prenez pas de l’ayahuasca pour vous faire un trip (ce n’est pas des champis, ni du LSD): il s’agit de plantes servant à soigner et c’est cette démarche que vous devez adopter. Vous pouvez en prendre si vous êtes bien dans vos baskets pour « apprendre des choses » mais bon, c’est loin d’être agréable.

    – ne prenez pas d’ayahuasca hors rituel. Le chaman n’est pas juste la pour vous chantez des chansons et encaisser votre argent, c’est un curandero (guérisseur).

    – ne prenez pas d’ayahuasca si vous prenez des anti-dépresseurs !! Sinon vous risquez de mourir, tout simplement… ( si c’est le cas, il faut arrêter trois mois avant et faire une purge sévère (au tabac si possible) et une diète). Les médicaments occidentaux et traditionnels ne sont pas compatibles (le traitement anti-palu est à proscrire !)

    – Ne prenez pas d’ayahuasca si vous avez des troubles cardiaques !

    – Ne prenez pas d’ayahuasca si vous avez des troubles de personnalité, ou si vous êtes un schizophrène reconnu !

    – c’est mieux de ne pas manger de la journée, surtout pas juste avant !

    – Ne vous croyez pas plus fort que le chamane simplement parce que vous avec l’habitude de fumer des pétards le weekend ou de prendre des trips en teuf… Si il le veut, un chamane expérimenté peut vous faire vivre l’extase ou l’enfer…

    – Un chamane sérieux ne vous forcera JAMAIS à prendre de l’ayahuasca. De plus, lors de la première prise, il vous en donnera très peu pour voir comment vous réagissez.

    – Si vous prenez de l’ayahuasca, il y a des rites et des diètes à respecter de façon stricte, avant et après (principalement alimentaire; comme le dit Ryan, pas de sucre, de sel, de porc, de viande rouge, de produit manufacturés, de drogues, d’alcool, de médicaments et pas de sexe!). Si vous cassez une diète, dites le tout de suite à votre chamane, il saura minimiser les effets secondaires, mais le mieux est encore de respecter les interdits.

    Bref, la liste est longue comme mon bras. Cependant, lorsque c’est bien fait, cela à des effets bénéfiques ! Quand je suis parti, j’étais dépressif, moitié drogué, moitié alcoolique, je vivais la nuit, j’étais clairement associable et je détestais tout le monde. Lorsque je suis rentré, j’étais calme, serein, sevré, et super motivé pour faire plein de trucs. Trois ans après, je viens d’obtenir une licence universitaire, j’ai renoué des liens forts avec ma famille. Il m’arrive encore de boire une bière et de fumer un pétard quand je suis avec des potes mais cela reste occasionnel et je n’en ressens plus le besoin comme avant.

    J’ai fait ce voyage car à l’époque cela me semblait la seule solution…(ce qui est faux). Je ne ne m’étendrai pas sur le fait que ce qu’on appelle « drogue » est un construit occidental et que l’ayahuasca ne cause ni dépendance, ni accoutumance, augmente le taux de sérotonine (anti-dépresseur naturel que le corps produit), ne cause aucune toxicité physiologique et plus on en prend, moins on a envie d’en prendre (j’ai fais une cérémonie avec le grand-oncle de 90 ans, il lui suffit de trois gouttes pour être complétement mariado).

    Il y a des cotés positifs mais des risques réels. Ce que j’ai compris avec cette expérience, ce que le bonheur ne se trouve pas au Pérou chez les indiens mais que c’est un construit personnel. On se créé son bonheur (non non ce n’est pas une illusion), quelqu’un qui est malheureux quelque part sera malheureux partout. Ma conviction personnel est que c’est très efficace contre la dépression (mais ça n’engage que moi et il ne faut surtout pas mélanger les anti-dépresseurs et l’ayahuasca). Comme dirait Jeremy Narby, « si vous êtes a moitié borderline psychotique, cela risque de vous projeter de l’autre coté de la ligne à vitesse grand V ! L’ayahuasca recentre sur ce qui est vraiment important, pour moi j’ai trouvé que c’est la famille, les amis et soi même !

    Pour finir voila ce que j’ai appris: les deux choses les plus importantes, en terme de philosophie de vie sont l’humilité et l’empathie.

    Désolé pour la longueur de ce post…

    Ne croyez pas tout ce qu’on vous dit sur cette plante, et faites attention !! Dans le doute, abstenez vous !

    A bon entendeur

    • Mr Zox

      Arswell, ravis de voir que ton expérience avec l’ayhausca t’a été bénéfique!

      Deux remarques tout de même:
      – Tu opposes les champignons à l’ayahuasca, en vantant cette dernière car « il n’est pas fait pour tripper ». Or les champignons, avant leur découvert par les occidentaux, étaient également utilisé par les chamanes dans des rituels de guérison. De plus l’usage de l’ayahuasca est très varié selon les tribus de l’Amazonie, certaines dansent et font la fête durant les cérémonies!
      – Tu précises que le chamane est un curandero, un guérisseur. Ça serait bien de rajouter que le chamane n’est pas un médecin et n’a aucune connaissance dans ce domaine. Ce qui peut s’avérer très dangereux aux vu des pathologies graves (et parfois incurable) dont ses patients/clients peuvent être porteur.

      L’ayahausca est aussi un buissnes, certains chamanes peuvent gagner en quelques semaines, le salaire d’une année d’un péruvien normal!

    • phenix

      pourquoi est-ce que c’est non conseillé pour les psychotiques? justement, est-ce que ça les remettrait pas du bon coté? les shamans ne sauraient pas faire? j’ai dit oui pour la vie avec un psychotique qui voit la vie de façon inversée, il s’est plongé dans l’alchimie et comprend d’une certaine façon qu’il voit la vie inversée, un bon début mais j’aimerais que son esprit guérisse

  • Orpheo

    Hey, je voulais commenter cet article dès sa sortie mais je n’avais pas trop capté comment commenter sans passer par FB à l’époque… (je viens de capter, donc, et bien sur je commence par râler sur un autre article! ^^)
    Ce que je souhaitais te dire c’est que, wow ! Cet article est vraiment super prenant, avec des détails juste comme il faut… si t’étais au mexique on s’attendrait presque à voir Carlos Castaneda débarqué !

    Je suis attirée par ce genre d’expérience et je risque fort d’aller faire un tour à Pisac si je retourne au Pérou… (d’ailleurs, tu crois pas que Carlos va probablement beaucoup moins bosser à l’usine après cet article ? ^^) Bien sur mon ego me souffle que je serais en mesure de supporter le choc… ah lala ! Pas dit que j’ose doubler la dose comme tu l’as fait par contre.

    Est-ce que tu t’es fait « bouffé par le serpent » comme ce que les récits/documentaires racontent ?

    Incroyable expérience en tout cas, les conseils de bouche à oreilles entre voyageurs ou par les locaux il n’y a vraiment que cela de vrai… Ce « tourisme-allu-disney » à Iquitos me dégoute…

    Merci de ce partage !

    • Tyshaah Awa

      « bouffé par le serpent », c ‘est exactement ca!

  • Tyshaah Awa

    Coucou, ca fait plus de deux ans que j’ai vécu une histoire « similaire » à celle de Ryan, et c’est avec plaisir que j’ai lu son récit, surtout après la lecture d’autres expériences assez sordides qui ne reflètent en rien la mienne.
    Ca fait 6 ans que je voyage, et j’ai passé 5 mois en Amazonie au Bresil, un pays que je connaissais plus pour la fête, la plage et le sport que pour ses forêts et la magie….
    Lors d’un de mes premier périple à Iguaçu, j’avais fait la rencontre d’un Indien qui m avait fascinée, j ‘avais alors passé 3 jours avec ce vieil homme « mystique » et rêvait d’en apprendre plus sur sa culture.
    J’étais sans doute trop jeune….pas prête, quoi qu il en soit c’est des années plus tard et dans le plus grand des hasards que je me retrouvai « là haut » .

    J ai passé en tout et pour tout 5 mois dans 7 différentes tribus, certaines faisant l usage de l Ayahuasca (apelé Timbu Pavuruaka dans les régions plus proche du Pérou, comme les Acres),la Jurema plus prêt des côtes, l’usage du tipi( non non il ne s agit pas là d une tente d indien version Clint Eastwood, mais d un tube de bamboo dont on se sert pour ingérer une poudre qui active les visions, guérir des addictions), la sagrane, un liquide faisant l effet d un acide, que l on dépose sur la pupille pour la même raison….

    J ai participé à la cérémonie du Cambo également, un vaccin naturel et extrêmement douloureux, fait à base de venin de grenouille, déposé sur la peau, brûlée au préalable à l aide d une branche fine.

    Je comprend sans mal que du point de vue du lecteur qui n’est jamais « passé par là », mes mots peuvent faire peur et provoquer une certaine incompréhension. J’aimerai préciser que certaines tribus ne consommaient aucune de ses brevage, et qu en allant me perdre, ou plutôt « me trouver » dans la jungle, je n’étais absolument pas quelqu un de spirituel.

    J avais vu un reportage sur l Ayahuasca et prennait les gringos qui s adonnaient à ses rituels pour de vrais pommés, et avait bien du mal à comprendre que des professeurs, scientifiques, psychiatre puissent s exalter de vomissement, hurlements et diarrhées.

    J ‘avais entendu parler du Daime, (Santo Daime)religion au Bresil , et n ai participé à aucune cérémonie jusqu a ce jour.

    C ‘est important pour moi de souligner ce que Ryan a dit plus haut:

    En d’autres termes, l’Ayahuasca est une boisson narcotique aux effets puissants : visions éclatantes, agréables sensations auditives, lucidité extrême, extases.
    Mais, absorbé dans de mauvaises conditions de préparation, cet hallucinogène peut provoquer des réactions terribles : cauchemars épouvantables, nausées, sensations d’étouffement, etc.
    Pour prendre l’ayahuasca, il faut donc avoir une DEMARCHE? UN BUT PRECIS. En consommer à des fins récréatives, sans être averti et sans être accompagné peut se révéler dangereux pour l’esprit de quelqu’un qui ne serait capable de se regarder en face.

    Malgré ce qui est dit sur Wikipedia et après quelques recherches, certaines personnes sont mortes suite à la prise de ce puissant hallucinogène. La plupart du temps cela est dû à un mauvais dosage de la part de faux chamans. Cet article en parle.

    Voilà, j’étais venue défendre une expérience qui a changé ma vie, et malgrès le fait qu’il soit très difficile pour moi de mettre des mots sur ce que j’ai vécu, j’aime à penser que l’Ayahuasca, consommé dans le respect de la tradition, est une sorte d ‘El Dorado du savoir, de la connaissance de SOI. Il n ‘est pas question de révéler quelque vérité que ce soit sur la société en général, parler de « bien » ou de « mal », mais d’un travail personnel, à la fois douloureux et magique, libérateur…..

    J’ai très vite eu envie de partager mon expérience avec les gens que j’aime, des gens à qui je pense qu’elle ferait un grand bien (manque de confiance, ego ,bégaiement, phobie…)

    Au fil de nouveaux voyages, j’ai découvert qu’une fois « au courant », l’Ayahuasca se trouvait aussi en ville, ou même dans d’autre pays, bien loin de l’Amazonie, en Australie, à Bali ou même Hawaii, mais je n’ai pas oublié les dernières paroles du Pajé(guérisseur), n’abuse pas de la plante, respectes là, protège là, et n’aies recours à elle que pour te guérir, non pas par plaisir, d’autres substances sont faites pour ca.
    J’éspère que d’autres auront la chance de vivre l’expérience de la même manière, et que j’aurais l occasion d’en discuter avec eux.

    Désolé pour le pavé

    Haux Haux

    Ps: Ryan, je ne te trouve pas sur fb, voici le mien: Tyshaah Awa

  • alan

    l’ayahuasca a voulu te donner une lecon d’humilité et te montrer que tu n’es pas ici que pour glander en voyage eternellement. Tu dois maintenant decouvrir qui tu es vraiment au dela de ta Persona, au dela de Ryan. l’Ayahuasca est comme un guide, un maitre, il ne donne pas que des tapes amicales dans le dos, il peut te donner un bon coup de pied au cul pour que tu avances sur ton propre chemin spirituel…

  • jean claude

    merci, cela remet droit sur la roue arrière,

  • perspective

    merci de partager ton expérience.

  • Caroline – Le Tapis Voyageur

    J’avais lu ton article il y a quelques mois, en préparant mon voyage au Pérou et je n’avais pas vraiment eu envie d’essayer 🙂
    ça y est, je suis au Pérou, et j’ai fait ma propre expérience Ayahuasca! Je suis revenue voir ton article et c’est drôle de le lire avec un autre oeil! J’ai eu la « chance » de n’avoir besoin que d’un verre pour me nettoyer … les couleurs et la géométrie sacrée dont tu parles me sont bien familières …
    Et enfin, je voulais te dire Merci pour ton article! Je pense qu’il aura fait partie de mon cheminement pour faire cette expérience qui est très intense au niveau personnel!

  • Manu

    Salut Ryan,

    Expérience intense et bouleversante.

    Merci de partager ce récit avec nous.

    Je l’ai vécu aussi, je t’invite à la lire et à me dire ce que tu en penses.

    Amicalement

  • Pauline

    Hello Ryan,
    Très bel article, une belle leçon de vie… Vraiment ouf ton expérience. Je m’intéresse beaucoup au chamanisme et je souhaiterais rencontrer un chaman au Pérou. Carlos ne parlait il qu’espagnol ou parliez vous anglais? Car je ne parle pas espagnol… Est-il possible d’avoir une « consultation » avec lui sans prendre l Ayahuasca?
    Merci de tes conseils

    • RyanLesacados

      Hello pauline,

      Nous parlions espagnol et anglais.
      Je ne sais pas pour la consultation, les seules informations en ma possession sont ceux citées dans l’article… Je ne sais même pas si il y vit toujours !

      Ryan

  • Joss Randall

    Il n’y a pas d’ego, nous sommes tous egaux
    JE n’existe pas, ON existe, on existe avec les autres car sans les autres je n’existerais pas
    (un parmi les nombreux messages transmis par la liane)

  • Joss Randall

    « Nous ne sommes pas nous, nous ne sommes rien, nous sommes rien du tout, nous sommes juste un point.
    Un point c’est tout.
    Mais un point c’est… TOUT!
    Nous ne sommes pas nous, nous sommes les gênes de nos ancêtres inscrits dans notre ADN
    Nous sommes un tout »

  • iris jiang

    Je suis chrétienne catholique pratiquante. J’ai eu la grâce d’avoir reçu l’effusion de l’Esprit Saint. Après avoir lu l’article de Ryan, je suis très heureuse de savoir que l’Esprit Saint avait opéré la même chose en moi et avec douceur. Je n’ai pas eu à avaler quoi que ce soit et ma conscience se met en route toujours plus loin et plus profondément dans la purification.
    Le Seigneur est bon, Il a aussi permis ces pratiques pour que tous ceux qui ne sont pas croyants de recevoir un jour ou un autre la compréhension du Sens de la Vie et par conséquent de ne plus s’enfoncer dans les impasses de leur tourment.
    Bon voyage à tous, soyez prudents mais courageux pour surmonter la peur !
    Nous ne sommes pas seuls et notre Dieu qui nous aime par dessus de tout, nous guide inlassablement pour que nous puissions réussir notre pèlerinage sur terre, et retourner triomphants dans notre patrie céleste.

  • Wetz

    Hey je recherche un ou plusieurs compagnons prêts à partir à l’aventure pour voyage spirituel similaire …Si ça tente qqun ?

    • Barbii En Vadrouille

      j’arrive 1 an après ta publication…
      as tu fais ce voyage ?

  • Backpackadeux

    Merci Ryan pour cet article. En effet, nous venons d’arriver au Pérou et on entends déjà beaucoup parlé de l’Ayahuasca… comme si ce dernier était un effet de mode… On a presque l’impression qu’ils sont tous là pour ça, ça fait vraiment peur de voir à quel point ces rites deviennent de plus en plus un business !

    En tout cas, étant très curieuse, je cherchais à connaître un peu les effets et ressentis (sans essayer bien sûr) et je trouve que tu as quand même bien réussi à les traduire. Merci et bonne continuation

  • Emmanuelle

    Bonjour, je viens de lire ton article, et rien qu’en le lisant tu m’as faite voyager, merci pour cela. Bonne continuation.
    Emmanuelle

    • RyanLesacados

      Merci pour ton commentaire Emmanuelle 🙂

  • RyanLesacados

    J’suis pas le service après vente Madame.