Un voyage en Europe de l'Est qui aurait pu très mal finir

Il est une heure du matin quand cette angoisse me prend. Je suis en plein milieu de l’Europe de l’Est, dans un taxi qui traverse une forêt prêt de Dnepropetrovsk, la deuxième plus grande ville d’Ukraine.
Je ne sais pas où je vais, le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais et on roulait déjà depuis 25 minutes.
C’est là que le scenario du film Hostel me passe par la tête. Vous savez ce film dans lequel trois backpackers américains se font séquestrer quelque part en Europe de l’est et leur corps, encore vivant, sert à assouvir les fantasmes de riches psychopathes ? Ben voilà à ce moment précis, j’me sentais dans ce film, le sexe en moins. Merde quoi, tous les inconvenants sans avoir les avantages.

J’avais le cœur qui battait de plus en plus, mon regard vers cette route lugubre et sombre qui se découvrait à la lumière des phares de cette vieille voiture Lada.
Tandis qu’on s’enfonce dans la forêt, je conçois l’idée de sauter du taxi pendant qu’il roulait, mais je renonce très vite en voyant que ce Sergeï (nom affectif que je donne aux grands Slaves baraques) roulait comme un assassin.
De toute façon il était trop tard, on arrivait à destination.
Le chauffeur ralentit, je vois de vieux bâtiments soviétiques au loin, une lumière et des personnes qui avaient l’air de m’attendre.

« Dans quoi j’me suis embarqué »
me dis-je…

11 heures plus tôt

La fin d’un séjour en Europe de l’Est

Macdonald de la gare de KievOn était samedi, il était 14 heures et je me trouvais à la terrasse d’un Macdonald à Kiev, celui prêt de la grande gare. Le soleil tapait super fort, environ 38 degrés au soleil, mais 60 degrés ressentis d’après moi. Le genre de temps qui vous fait transpirer à seulement exister, il était donc impossible de faire un pas dans la rue, surtout avec mon fameux sac à dos 40 litres.
Je venais de me commander un big Mac aussi dégueulasse qu’une crêpe nutella banane chou-fleur tout en repensant à la fin de ce séjour d’un mois à travers l’Europe de l’est. Effectivement, lundi à 6h du matin, je devais prendre l’avion pour Paris. Il me restait donc deux petites journées pour apprécier de nouveau la ville de Kiev dans laquelle j’étais arrivé la veille. Je dis « de nouveau » car ce n’était pas la première fois que j’y mettais les pieds.

A la terrasse de ce café j’attendais Tania et Serge, un couple Ukrainien rencontré sur Couchsurfing qui devait me faire visiter des côtés sympa de la ville et m’héberger par la même occasion. On s’était donné rendez-vous dans deux heures.
Au bout d’un moment je m’étais mis à envoyer des textos à quelques personnes rencontrées durant ce périple.

Je reçois très vite une réponse d’Anna, une fille rencontrée en Crimée avec qui j’ai eu une discussion brève durant une soirée, mais très intéressante. Au bout de quelques textos échangés elle me propose de la rejoindre à Dnipropetrovsk, une ville se situant à 450 km de Kiev.

Pour les plus curieux, Dnepropetrovsk c’est ici

Je réfléchis quelques secondes puis me dis « pourquoi pas » ? Si il y a bien une chose que j’ai apprise durant mes voyages c’est que le « oui » équivaut à « changements » et cela me fit vivre bien plus souvent des choses qui n’étaient pas pas prévues au programme, de plus c’était l’occasion de visiter une nouvelle ville.
Anna me donne quelques indications puis je me dirige vers la gare avec mon sac à dos.

Gare de Kiev en UkraineArrivé devant le guichet je communique tant bien que mal en russe avec la vendeuse. Des billets Kiev-Dnepropetrovsk étaient toujours disponibles pour le prochain train, malheureusement il n’y avait plus aucun retour avant au moins une semaine. Shit !

J’appelle Anna pour lui dire que cette escapade semble compromise car il fallait absolument que je rentre le lendemain vu que j’avais mon avion lundi matin. Elle se met à rigoler au téléphone et me répond

Tu es en Ukraine,
t’en fais pas il y a toujours une solution

Sur le coup je n’ai pas trop compris, mais elle avait l’air assez confiante.
J’achète donc mon billet pour le prochain train qui partait à 16h, envoie un texto à Tania et Serge pour annuler le rendez-vous en leur expliquant la situation et me dirige vers l’un des nombreux quais de la gare qui était bondé de monde.

Avant de monter dans le train je m’achète une bouteille de Kvas à 80 centimes.
Bye bye Kiev.

Attends, le Kvas c’est quoi?

Kvas boisson locale ukrainienneLe kwas, ou kvas, est un breuvage traditionnel très apprécié dans les pays slaves.
Cette boisson fermentée faite à base de levure, de pain noir de seigle et de sucre est très rafraîchissante et très faiblement pétillante. Je vous conseille de la tester, vous pourrez facilement en trouver au robinet de la citerne ambulante d’un vendeur dans les rues en Ukraine.

De la compagnie dans le train

Train Europe de l'EstAh les trains soviétiques de l’Europe de l’Est, toute une histoire, on a l’impression d’être dans un James Bond (un vrai James Bond, ceux à l’époque de Sean Connery, pas ceux de Daniel Craig qui a autant de charisme qu’un pot de crème fraîche). Je m’engouffre dans mon compartiment et quelques minutes après mon train démarre.
Les trains en Ukraine, et dans beaucoup d’autres pays de l’ex URSS, ont la particularité (ou l’inconvénient) de rouler très lentement, pas plus de 80 kilomètres à l’heure, ce qui permet d’apprécier les paysages qui défilent et de vraiment ressentir un voyage.

Comme à l’habitude, un contrôleur passe dans chaque cabine pour récupérer les billets, à ce moment-là je vois un voyageur en train d’essayer de discuter avec le contrôleur. Il avait l’air un peu pommé, peut être autant que moi. Les tickets de trains et toutes les indications sont en cyrilliques, on est donc jamais sûr d’avoir pris le bon train ou le bon wagon.
Le voyageur se retourne vers moi et voit très bien à mon visage que je ne suis pas un local. Il me demande :

-Is it the train for Dniepropetrovsk?
Ce par quoi je lui réponds:
-Dit-il avec un fort accent Français

Et effectivement c’était un frenchy. On se marre tous les deux et on se réconforte dans la médiocrité de l’autre à ne pas savoir si on est dans le bon train. Au final on comprend vite que c’est bien le bon, ce qui nous rassure.
On s’installe dans le même compartiment.

J’aime voyager seul pour justement pouvoir apprécier une discussion avec un autre voyageur rencontré au milieu de nulle part. Ça m’a fait du bien sur le coup de pouvoir parler français, je n’avais pas reparlé ma langue depuis presque un mois maintenant et j’avais l’impression d’avoir régressé dans ma locution.

Ce gars s’appelait Maël, il avait 31 ans et travaillait dans les banques en France. Au fil de la conversation je devine qu’il était aussi taré que moi. Il m’explique que sa vie est toujours bien organisée en France, mais une fois en voyage c’était un peu la déchéance !
Il adorait se mettre dans des situations pas possibles durant ses voyages, partir dans des coins reculés et vivres des expériences inattendues, un peu ce que je vivais à ce moment-là.

Lui allait rejoindre un ami à Dnepropetrovsk et après avoir entendu mon histoire et s’en être amusé, me propose de le rejoindre au cas où il y aurait un problème.

Après plus de 3 heures de discussion et quelques bières généreusement offertes par des Russes du compartiment d’à côté, la fatigue me prend. Il était presque 21 heures, la nuit était déjà tombée et je souhaitais me reposer avant mon arrivée. Je ferme les yeux et m’endors.

Débarquement à Dnepropetrovsk

Gare de DnepropetrovskMinuit et demi, le contrôleur me réveille aussi délicatement qu’un buffle pourrait vous caresser et m’informe qu’on arrive dans quelques minutes. Je prends donc mon téléphone pour prévenir Anna.
Elle me dit qu’elle n’a pas pu venir à la gare, mais qu’elle avait envoyé un taxi qui m’attendrait devant, sur les marches.
Après avoir raccroché je raconte la situation à Maël qui venait de se réveiller. Il me répond d’un air amusé :
« Demain matin je jetterai quand même un œil au journal local, au cas où on y parlerait du corps d’un voyageur français retrouvé ».
LOL. C’était pas marrant.

On arrive dans la ville, le train s’arrête dans un énorme vacarme. Beaucoup de personnes descendent. Dehors il faisait assez frais, la nuit était tombée depuis longtemps déjà.
Je salue Maël et on s’échange nos numéros pour se revoir à Paris à notre retour.
Pour information je ne l’ai jamais revu…

Je me dirige à l’extérieur de la gare et là, devant les marches, je remarque un homme grand, fort, crâne rasé. Bref, un Sergeï. C’était le chauffeur de taxi qui m’attendait. Il avait l’air du genre de mec qui peut vous baffer sans prévenir dans un bar si vous vous avanciez trop près de sa copine.

Je m’approche de lui et comprends très vite qu’il ne parle pas un mot d’anglais, j’appelle Anna qui me demande de lui passer mon téléphone et ils se mettent à discuter pendant 2 minutes en russe…

Le bonhomme me rend le téléphone et Anna me dit de le suivre.
Je m’exécute, et me dirige vers le taxi. A ce moment-là je n’avais aucune appréhension, pas le moindre doute. J’avais pour habitude de faire confiance aux gens tout en restant vigilant quand je voyageais. Néanmoins j’ai refusé de poser mon sac dans le coffre préférant le garder sur mes genoux.
Le taxi démarre, roule pendant 5, 10, 20 minutes pour enfin sortir de la ville…

Ascenseur émotif

Taxi la nuit à DnipropetrovskJ’étais au milieu de l’Ukraine dans un endroit que je ne connaissais pas, en train d’aller voir des gens que je ne connaissais pas et personne ne savait où je me trouvais, personne.
C’est à ce moment-là que je réalise que je suis peut-être allé trop loin dans mon souhait d’aventure et de vivre de nouvelles expériences.

Le chauffeur s’était engouffré dans une forêt, il faisait sombre, il était une heure du matin passée, tout un tas de doutes dans la tête et un malaise qui me gagnait de plus en plus.

Là, au loin, des bâtiments soviétiques, des lumières et…. de la musique et des ballons ?!

La voiture s’arrête et des personnes se dirigent vers moi, quelques secondes m’ont suffi pour reconnaitre Anna qui me prend dans ses bras. Merde, j’avais oublié qu’elle était jolie.
A côté d’elle se trouvaient deux filles et un mec qui avaient l’air d’être ses amis.
Anna, toute souriante, me demande si j’ai fait bon voyage, ce à quoi je réponds avec toute ma répartie « oui oui ».
Je me sens soulagé et tous mes doutes s’envolent.

« Imbécile, t’as failli te tuer en sautant d’un taxi en marche» me dis-je.

Anna paie le taxi qui repart en sens inverse et on se dirige vers un espèce de blocos non loin des bâtiments qui faisaient office de garage, là une petite fête improvisée avait lieu.
Sur le chemin, j’apprends que Anna et ses amis fêtent l’anniversaire d’Olga, l’une des filles et qu’il y avait plus de vingt personnes à cette soirée.

Arrivé sur place, un petit monde bien sympathique avait l’air d’avoir commencé la fête depuis un moment. Ils étaient tous réunis dehors, autour d’un feu. Musique, bière, plats ukrainiens, de quoi passer une très bonne soirée en compagnie de tout ce beau monde.

Je discute avec tout le monde et tout le monde avait l’air curieux d’en savoir plus sur moi.
La question qui revenait le plus souvent était ce que je faisais ici dans cette ville et en Ukraine. Je parle de mes voyages, ce qui me pousse à rencontrer les gens, pour enfin venir à la conclusion que c’était pour vivre des moments comme ça. Des moments de dépaysement. Des moments inattendus.
Je me souris à moi-même en me disant que la veille je n’aurais jamais imaginé me retrouver là, au milieu de nulle part, à boire et à manger à la belle étoile au milieu d’un groupe d’ami Ukrainien.

Plus tard dans la soirée Anna m’avouera qu’elle fut très surprise que j’accepte son invitation. Elle m’affirma qu’à ma place elle aurait flippé.
Je n’ai pas osé lui avouer que j’ai failli me faire dessus dans le taxi.

La nuit passe. Il est 5 heures du matin, Anna m’héberge chez elle dans son petit appartement…

Un dimanche détente

Le lendemain, après un petit-déjeuner digne d’un roi, on va rejoindre des amis à elle qui se trouvent prêt d’un lac.
Je passe un après-midi super à nager, profiter du soleil, écouter les autres parler en russe et essayer d’améliorer le mien. Bien entendu j’essaie de leur apprendre quelques mots en français.

Au déjeuner je goute à un succulent Borsh, soupe locale que vous devez vraiment tester si vous allez en Ukraine.

Avec les amis d’Anna on se met à parler politique. J’apprends par ailleurs que le gouvernement ukrainien n’hésite pas à détruire des bâtiments et des lieux historiques pour construire des centres commerciaux et que la jeunesse ukrainienne (et les plus vieux) s’oppose farouchement à chacun de ces projets en squattant les lieux ou en y exposant des œuvres artistiques pour sensibiliser le reste de la population. Je me suis dit qu’en France on a la chance de pouvoir garder une trace du passé. Nicolaï, un street artiste très connu dans le sud de l’Ukraine m’a d’ailleurs fait voir ses œuvres.

J’apprends aussi que le gouvernement a officialisé la langue russe dans certaines régions de l’Est et du Sud du pays, ce qui provoque colère et protestations en Ukraine de l’ouest. On peut facilement comparer cette situation à la Belgique.

Vers 17h Anna me raccompagne à la gare et je comprends à ce moment-là pourquoi elle m’avait dit de ne pas m’inquiéter. Sur le quai où se trouvait le train pour Kiev, elle se met à discuter avec le contrôleur d’un wagon, elle revient vers moi 5 minutes après et me dit :

Ok, tu vas monter dans le train et au moment des contrôles de billet tu donneras 100 grivnas à cette personne.

Mon premier pot de vin !
On se dit au-revoir en sachant qu’on ne se reverra peut-être pas…
Quai de gare Europe de L'est
Je monte dans le train la tête pleine de souvenirs. Je passe la tête par la fenêtre et entends le train démarrer et vois le quai défiler. Des vendeurs ambulants criaient encore « Vada, pivas » qui veut dire « Eau, bière ».
Le paysage avance. C’est beau.
Quelques minutes plus tard je file les 100 grivnas au contrôleur. Tout se passe comme convenu et je m’endors en regardant 3 Ukrainiens du même compartiment jouer aux cartes tout en buvant de la vodka…

un weekend mémorable et inattendue

4 heures du matin arrivé à Kiev, je négocie tant bien que mal un taxi pour l’aéroport. Ce chauffeur sentait bien ma détresse de vouloir arriver rapidement à l’aéroport de Borispol, il n’a donc pas hésité à doubler son tarif.

Il ne me restait pas grand-chose, mais de toute façon il est impossible d’échanger les grivnas en France.
J’accepte le tarif et arrive à l’aéroport à temps pour chopper mon vol.

Wow. Quel weekend intense et inattendu. Ce genre d’instant reste gravé à vie dans la mémoire. En si peu de temps j’ai vécu et rencontré des personnes formidables. Aussi bien ce Français, Maël, dans le train, que Nicolaï, ce street artist qui taguait dans les rues de Dnipropetrovsk.
Ce qui aurait pu sembler, pour beaucoup, très dangereux au départ devint au final l’un de mes meilleurs souvenirs.

Je ne sais pas s’il y a une morale à cette expérience, chaque situation est différente. En tout cas ces souvenirs me poussent à foncer et à vivre encore plus de situations aussi inattendues et magnifiques que ce weekend-là.
Et c’est tout ce que je vous souhaite.

Ryan Lesacados

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  • Merci Ryan pour cette histoire qui m’a tenu en haleine du début à la fin… c’est rare et excellent !

    En Chine j’ai vécu un moment similaire.

    Je pars seul à vélo, c’est mon premier jour, je suis remplis de questions et de l’apréhension de l’inconnu.
    J’arrive à 19h dans un village, la nuit commence à tomber.
    Je vais voir un premier gars pour lui demander où trouver un hôtel: il m’envoie dans une direction. Je demande à un autre gars il m’e dirige en sens inverse… bref je me dirige vers un jeune gars à vélo qui, je l’espère, m’accompagnera jusqu’à l’hôtel.
    Il parle un peu anglais et me dit de le suivre. Il m’amène dans des petites ruelles, apparemment pas en direction de l’hôtel… je commence à baliser.
    Je suis face à l’hôtel… qui ne ressemble pas à un hôtel.
    Mais apparemment des chambres y sont à louer.
    Le gars propose de m’attendre le temps de prendre la douche pour aller au restaurant ensemble.
    Je me dépêche et nous repartons au restaurant.
    Une fois au restaurant j’apprends que le jeune gars a déjà mangé. Bizarre ! pourquoi m’accompagne-t-il alors ? J’imagine le scenario catastrophe, j’ai peur que toutes mes affaires soient volées en mon absence !

    J’ai assez mal dormit de toute la nuit, en priant pour que ce stress me quite !

    Au final, j’ai retrouvé toutes mes affaires, et le lendemain matin, le jeune gars m’a accompagné sur 20 km à vélo et m’a appris quelques phrases en Chinois pour trouver un hôtel plus facilement.

    Aujourd’hui nous échangeons encore des mails !

    • Ryan Le Sacados

      Flippante ton histoire ! C’est vrai que tu avais toutes les raisons de penser que quelque chose se préparait. Merci du partage :).

  • héhé ça doit laisser de bons souvenirs au final 🙂

    Personnellement pas trop tenté par l’Ukraine 🙁

  • Comme quoi il ne faut pas avoir peur des imprévus 😉

  • Nicolas

    Histoire très sympathique Ryan 🙂 L’hospitalité dans les pays de l’Est et d’Europe Centrale est toujours incroyable.

    Par contre, l’année dernière, un ami Erasmus qui vivait dans la même ville que moi en Pologne à vécu des choses peu banales. Il était en boite avec un collègue. Ils finissent la soirée avec deux filles. Les deux filles leur proposent de venir continuer la soirée chez elle. Ni une ni deux, ils se retrouvent tous les deux dans la voiture d’une des filles. Ils arrivent plus tard dans l’entrée d’une forêt en dehors de la ville.

    Soudain, 3 hommes, assez baraqués font sortir les deux erasmus, ils les dépouillent, porte-feuille, téléphone, ceinture.. veste.. Puis les ravisseurs repartent avec les deux filles dans la voiture… C’était l’hiver.. ils sont tombés malade pendant une semaine.

    • Ryan Le Sacados

      Le piège à touriste classique ! Faut consommer sur place :).

  • Ce que j’ai remarqué dans tous mes voyages c’est que c’est à chaque fois que c’est vraiment limite que tu rapportes la meilleure histoire à raconter mais bon …

  • Superbe récit!
    J’ai moi-même vécu une expérience un peu similaire à Quito en Equateur où je me suis retrouvé dans un taxi non-accrédité (que les guides déconseillent) avec un conducteur que j’aurais aisément pu appeler « Sergueï » s’il eut été slave…
    2 filles que je ne connaissais pas 1h plus tôt (rencontrées dans un bar) m’ont invité à une soirée qui se trouvait bien au-delà des quartiers sud, le 9-3 local. En fait je me suis retrouvé dans une scène très authentique d’une fête anniversaire « locale », à découvrir mets, boissons et jeux typiques. Le lendemain, après avoir (entre autres…) dormi à 3 dans le même lit, l’une des filles m’a raccompagné au bus pour revenir vers le centre, mais elle-même n’était pas rassurée, insistant pour que je prenne un taxi (ce qui me fait plus flipper, le fait d’être seul avec un conducteur qui peut changer de cap), puis au final face à mon refus pour que je n’adresse strictement la parole à personne dans le bus!!
    Ca reste au final un très bon souvenir.

  • Flippant! je me suis déjà trouvé dans ce genre de situation et la nuit ce qui augmente le stresse! Mais au final, les gangsters ne sont pas si nombreux que ça et il y a tjs plus de gens bien intentionnés!

  • Romain

    Trés bonne histoire !
    C’est vrai que ça peut vraiment passer pour de l’imprudence. Mais à toujours être méfiant, on ne fais pas grand chose.
    Une question : Si tu n’avais pas vu « Hostel » (ou un autre film dans le genre), tu aurais réagit pareil ?

  • Les meilleurs anecdotes de voyage sont toujours les situations étranges! Tant mieux, ça met du piquant 😉

    • Martin

      Quelle bonheur ce voyage a dû t’apporter .
      Je suis presque jaloux de toi , j’aurais moi aussi voulu pouvoir vagabonder où bon me semble , mais malheuresement mon age ne me le permet pas . Mais tout n’est qu’une question de temps .
      Cependant , je suis déjà allé en russie et je parle couramment russe .
      J’ai aussi bû du Kwas , le borsh est une soupe que j’ai eu l’occasion de deguster un bon nombre de fois .
      Merci d’avoir partager ton aventure à travers cette article .

  • Evenstood

    ça fait plaisir quand ça se termine bien 😉

    Nous autres occidentaux avons vite fait les chocotes « et moi le premier en Road trip ». Pourtant, bien rare sont les personnes malveillantes dans le monde et l’altruisme reste encore la meilleur de nos armes 😀

    Bref, un bon billet qui donne le sourire !!

  • Super récit Ryan…j’ai adoré te lire.
    Il m’est aussi arrivé un truc étrange en Russie, à l’aéroport de Moscou… et je me suis aussi demandé comment ça allait finir ;-)… Nous étions trois pôtes en Russie pour jouer un tournoi de tennis de table (oui vraiement…lol) et nous sommes arrivé à l’aéroport de Moscou à 18:00 un soir de juin… A cause d’une erreur de l’embassade, nos Visas n’étaient valables que pour le lendemain et il nous fut impossible de changer ça avant le départ. Nous arrivons donc à la douane et évidemment on nous prend à part (ça on avait bien imaginé…). La on nous prend nos passeports sans rien demander et les gars de la douane disparaissent. Dans la pièce ou on nous a enfermé, il y’a d’autres personnes (genre des clandestins) qui écrivent des pages et des pages au crayon papier pour je ne sais quelle raison (strange)… On est en Russie donc personne ne parle ni anglais, ni français, ni Allemand…même à l’aéroport. Donc on a plus nos passeports et personne ne nous comprend ;-). Après deux heures sans nouvelles, on nous demande de l’argent (120 euros par personne) à mettre dans un automate (aucune idée pk)…malheureusement il ne fonctionne pas! S’en suit une ballade de deux heures dans l’aéroport pour essayer les autres automate qui ne fonctionnent pas non plus… On nous parc ensuite en zone de transit tous seul et sans rien nous dire! Donc il est 22:00 et nous sommes tous seuls dans l’aéroport sans passeports et sans bagages comme dans le film « le Terminal ». On avait des raquettes de ping dans nos bagages à main alors on se starte une petite partie sur une table à manger (pour se détendre) sous les regards curieux de quelques employés de l’aéroport… Mais bon, au fond on commançait vrmnt à s’inquiéter (et on avait faim aussi)… Puis, vers minuit et demie, un gars sort de nulle part et nous donne nos passeports en nous disant: « You can go now!!! »… On a donc pu passer la douane et comme par magie, nos bagages nous attendaient juste après…et rien ne manquait. Donc finallement, les douaniers ont juste attendus que nos visas soient valides… sans rien nous expliquer et en essayant de nous extorquer un peu d’argent… Mais sinon le reste de nôtre séjour en Russie (Moscou et Kazan) fut génial!

  • Un petit passage sur ton blog.

    Très agréable à lire et le blog est très bien tenu.
    Ayant vu les 20 premières minutes du film horrifique et glauque « Hostel » je peux t’affirmer que moi, j’aurais sauter de la voiture.

    Finalement tu te retrouves avec deux jolies filles et sans bobos. Magnifique destin.

    Merci aussi pour m’avoir répondu aussi vite par e-mail, au plaisir de te lire.

    Cordialement

  • Au début, c’est la galère et puis ça se termine bien, heureusement !

  • Super récit, j’ai été transporté par l’histoire et je l’ai lu d’un trait ! Merci pour cet instant qui donne vraiment envie de voyager.

  • Olive

    J’adore la façon et les petits moments d’humour quand tu raconte tes voyages….Vraiment excellent!

  • Oliver Gagnon

    Moi ce que jveux savoir c’est ce qui s’est passé avec Anna! Ahah, super histoire!

    • RyanLesacados

      J’me suis auto-censuré parceque ma mère lit mon blog :/
      J’te laisse fabriqué les images !

      • Oliver Gagnon

        Ahaha, pas de trouble mec