Voyageons-nous pour fuir la réalité ?

Il y a quelques jours j’étais à cette soirée qu’organisait un pote, l’occasion pour moi de revoir pas mal de monde. Une très bonne ambiance et très bonne musique, jusqu’à ce qu’une amie me donne son avis sur ma façon de voyager. Elle me posait des tas de questions et ne comprenait pas pourquoi je voyageais autant.
Et puis là la phrase fatidique est tombée. Vous savez cette phrase qui lie jugement et psychanalyse à deux francs (oui des francs) :

Tu voyages parce que
tu essaies de fuir la réalité !

Ça me fait toujours sourire d’entendre cette phrase. Je me retiens toujours de répondre: « De quelle réalité parles-tu? La tienne? ».
On a tous une opinion différente sur la « réalité ». Et ce n’est pas parceque un grand nombre de personne à une même vision des choses que c’est forcement la bonne.
Quoiqu’il en soit j’ai reçu pas mal de sermons de la famille et d’autres amis qui me disent que je fuis la vraie vie ici en France, que je fuis les responsabilités, que je me fuis moi-même en espérant que ce sera mieux ailleurs, que je remets à plus tard mes choix de carrière etc…
Vraiment ? Je voyage pour fuir tout ça?

Je crois que tous les voyageurs ont une part de fuite dans le choix d’un long séjour à l’étranger, mais pour deux raisons différentes :

Fuir ses problèmes

La première raison selon moi et que certains essayent de trouver le bonheur dans des choses extérieures comme les aventures et les expériences en espérant échapper à ce qu’ils sont.

Fuir les problèmesJe me souviens de ce voyageur, en Thaïlande, il était dans le même dortoir que moi. Il voyageait depuis 11 ans maintenant mais ne faisait que de se plaindre tout le temps ! Je n’arrivais pas à comprendre. Pourquoi se plaindre de voyager et rester autant de temps sur la route ?

Avec le temps j’ai compris que certains quittaient leur maison parce qu’ils détestaient leur vie là-bas et espéraient trouver mieux ailleurs. Malheureusement ces personnes ne font qu’apporter leurs problèmes avec eux, les trimballant inconsciemment de destination en destination en espérant que ce sera toujours mieux ailleurs.

Au lieu de traiter leurs problèmes, ils essaient de trouver un moyen de leur échapper, ce qui est impossible.
Certes, lorsqu’on voyage, il est plus facile de bloquer nos soucis personnels grâce à toutes ces nouvelles choses excitantes qui nous arrivent, mais nous ne pourrons jamais leurs échapper.

Fuir les chemins tracés

Fuir les chemins tracés

Les autres sont des rêveurs qui fuient la société dans laquelle nous sommes packagés en espérant trouver une échappatoire ou des réponses qui leurs permettraient de vivre une vie différente de celle dictée, de dire non aux chemins tracés et aux projections d’autrui.

Mais pourquoi devrions-nous accepter la vie telle qu’elle est? Pourquoi ne pourrions-nous chercher quelque chose de mieux ailleurs ? Pourquoi ne pourrions-nous élargir notre vision des choses?

Nous n’avons pas à suivre les règles que la société nous impose comme des robots.
Fuir la réalité, cet aspect de la vie et chercher quelque chose de diffèrent est nécessaire pour évoluer, se développer et ne pas rester coincé dans une situation qu’on ne souhaite pas.

Au final, nous fuyons tous quelque chose

Fuir la franceEst-ce vraiment une mauvaise chose que de vouloir fuir certaines emmerdes ou certaines conventions sociales ?
Certains boivent, d’autres se droguent ou se tuent au boulot en attendant la retraite. Moi je voyage. La fuite est en arrière-plan précédé du désir de découverte, du besoin de liberté, de la recherche du sacré, de l’amour de la nature et des rencontres d’autres personnes. Peut-être que ceci n’est que passager, en tout cas à l’heure où j’écris ces lignes je ne suis alimenté que par cette soif de découverte.

Je ne sais pas si ce billet a été écrit pour me déculpabiliser.
En tout cas amis voyageurs, j’attends vos propres visions à ce sujet…

Ryan Lesacados

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  • Marcelo

    Salut Ryan,
    Je te suis tout à fait dans ton raisonnement…La comparaison avec la drogue et l’alcoolisme (autres moyens de voyager..)pour fuir le quotidien est excellente… Mais comme l’alcool, le voyage peut être la pire et la meilleure des choses…Il y a un moment ou il faut poser son sac, et construire quelque chose…. A Margarita (île du Venezuela) j’ai encore vu,récemment ,de ces hippies, qui ont passé la quarantaine, et vivotent comme des clochards sur les plages, victimes de l’ailleurs merveilleux. Pitoyable et triste… Ceci dit, il est légitime de ne pas vouloir mourir idiot, et de partir de par le monde, voir comment vivent les autres…!! Je crois qu’il faut aussi savoir faire un bilan,tous les endroits ont des bons et mauvais cotés.. Ceux qui recherchent le paradis sans froid ni moustiques, ou on peut vivre, éternellement jeunes, dans l’opulence et sans travailler sont de futures victimes.. Suerte, Marcelo..

    • Ryan Le Sacados

      Salut Marcelo,
      effectivement il faut garder sur les épaules. Ton exemple des hippies me fait penser au film « La Plage » ou tout le monde vie sur cette belle plage déserte. Le problème est que sur le long terme ça ne fonctionne pas. En tout cas pour l’instant l’envie est au voyage et à la découverte, cela peut évoluer dans le temps car je sais que je chercherais surement une certaine stabilité arrivé à un moment donné dans ma vie.

  • Il y a toujours une part de fuite dans le voyage, ne serai-ce qu’une fuite d’une certaine monotonie.

    Là où c’est négatif, c’est lorsque l’on se fuit dans le voyage, où lorsque c’est une fuite en avant. Problème car on emporte tj ces problèmes avec soit!

    Honnêtement, certains fuient dans la drogue comme tu dis, la consommation, l’argent etc. En cela, le voyage est sans doute la meilleur fuite possible, du fait de l’enrichissement que le voyage produit!

    Le voyage quand il s’agit d’un réel motif de découverte, c’est déjà autre chose!

    Pour ce qui est de la vrai vie, cette expression m’a toujours fait sourire. La vraie vie est celle que l’on choisit et que l’on se forge, non celle d’une majorité qui pense que la vraie vie est celle menée par le plus grand nombre. Au demeurant, suivre la majorité n’est pas forcément une bonne chose…

    • Ryan Le Sacados

      Tu donnes une très bonne analyse de cette expression. En effet la réalité est quelque chose de propre à soi et non un fait général.

  • Tiens j’ai aussi entendu les mêmes réflexions « tu fuis la réalité », « la vraie vie est en France »… Bin, non j’aime découvrir d’autres endroits, d’autres gens et dans un certain inconscient je cherchais le lieu idéal où j’aurais envie de me poser: C’est fait!
    Maintenant j’aurais envie de répondre à tous ces donneurs de bons conseils, que l’on peut aussi appliquer ce raisonnement (de manière narquoise)à l’intérieur du pays même: « Qu’est ce que tu vas chercher à Marseille? La vraie vie est à Paris! Tu fuis tes responsabilités pour vivre au soleil, mais l’avenir est à Paris! Ce n’est pas le soleil qui te donnera une retraite… » Bref on peut décliner cette parodie sur divers thèmes en l’appliquant à la France pour en démontrer l’absurdité!
    Si vous essayez, je vous donne d’avance la réponse que vous allez avoir:
    « Mais là, c’est pas pareil! C’est dans la France!… » 😉

    • Ryan Le Sacados

      Tiens, j’essaierai ça la prochaine fois pour voir haha.

  • Personnellement, je ne voyage pas pour fuir mais plutôt pour apprendre et découvrir pleins de choses. Je me souviens d’une fois où j’avais réservé un billet dans une agence, le vendeur, vieux globe trotter, m’avait dit: le voyage est la meilleure des formations. Je n’ai jamais oublié cette phrase et je suis complétement d’accord avec elle. On apprend à être plus ouvert, plus tolérant, à relativiser: les choses essentielles de la vie.
    Alors oui on fuit probablement certaines choses mais ce n’est pas le but premier…

    • Ryan Le Sacados

      Oui, peut être qu’il y a une troisième raison qui peut venir s’ajouter. Mais au final, vouloir s’évader pour apprendre et découvrir, ça revient à fuir une certaine monotonie dans laquelle on ne souhaite pas rester ?

  • J’ai entendu ça pas mal, ‘tu fuis quoi?’ ou sinon ‘la France c’est tellement génial, pourquoi tu as besoin d’aller voir ailleurs?’.
    J’adore voyager mais je suis aussi expat (depuis un moment) et le truc c’est qu’il se développe une forme d’addiction, quand tu te sens bien quelque part que ce soit en voyage, ou en vivant à l’étranger (je vois l’expatriation comme un voyage très prolongé quelque part) tu as du mal à revenir à ta vie d’avant, tu t’ennuies…et au final, pourquoi il faudrait se forcer à rester en France – ou ailleurs – si on ne s’y sent pas bien? Et comme tu dis, la réalité, mais laquelle? C’est pas forcément une fuite, on peut aussi voir ça comme une recherche de quelque chose de différent.

  • Tu as bien raison, c’est un discours assez commun. Je crois qu’on voyage pour fuir la routine? À moins d’avoir de grands problèmes ou une peine d’amour… Oui, j’en connais beaucoup qui sont partis en voyage pour réparer leur petit coeur brisé, je ne sais si ça fonctionne…je crois que ça peut devenir pire en voyage, puisqu’on devient parfois plus romantique qu’au quotidien.

    On est d’une génération qui se trouve face à un paradoxe, puisqu’on réalise qu’on a l’embarras du choix pour construire une vie différente, mais d’un autre côté toutes les contraintes et les responsabilités d’une société. Pas toujours évident de trouver son chemin quand c’est un labyrinthe!

    • Mounia Baroudi

      🙁 du coup on fait comment…?!!!

  • Fuite du quotidien, de la monotonie, d’une routine, c’est certain, mais le tout pour aller à la découverte de choses et à la rencontre de l’autre

  • Tiens, voilà des mots que j’ai aussi entendu avant mon départ à l’étranger (une sorte de long voyage, en fait) : « tu veux fuir quelque chose », ou aussi « t’as quelque chose à prouver ». Ma réponse, avec du recul, c’est … oui.

    Oui, je fuis une société qui veux m’enfermer dans un moule et qui me décourage de toute initiative de peur que je réussisse et puisse lui apprendre quelque chose.
    Oui, dans une culture euroaméricaine où on se compare toujours avec tous et à tout, je veux prouver quelque chose pour faire ma place au soleil et ne pas me faire marcher dessus alors que l’individualisme est poussé à l’extrême et que l’on détruit toute forme de communauté.

    Bon j’arrête le coup de gueule, la situation n’est pas aussi noire que je le prétend et les gens qui m’ont dit ce genre de chose se compte sur les doigts d’une seule main. Ça vaut la peine de ne pas les écouter, de ne pas partager leurs craintes (car c’est souvent leur moteur : ils n’ont pas réalisé leurs rêves par peur(s), et deviennent jaloux de ceux qui le font) plutôt que de suivre leurs conseils et devenir comme eux. Je préfère partir pour garder mon bonheur, et plus tard revenir le leur partager.

    Merci pour ce poste (et les commentaires), ça fait plaisir de voir que des gens pense différemment 😉 Bon voyage et bonnes découvertes à tous !

    • Ryan Le Sacados

      Merci Alexandre de partager ici ton excellent point de vu.
      Je te rejoins sur le fait que beaucoup de personnes critiquent car sont jalouses de la liberté dont un voyageur peut jouir.

      • Nang Fan

        Et tant bien même ce serait une fuite, toi seul en connaîtrait les raisons profondes et en tirerait les conclusions qui en découlent…
        J’aime bien ta réflexion : « quelle réalité, la tienne ? »
        On m’a souvent dit cela aussi…

  • Et si voyager c’était aussi aller à la rencontre de soi-même et des autres ?…. Je trouve qu’en voyage, on en apprend beaucoup sur soi-même, on se découvre des capacités dont on n’avait pas idée, on repousse ses limites, on apprend à dompter ses peurs, on apprend qu’il n’y a pas une vision unique du monde mais une multiplicité de points de vue. Pour moi, voyager ce n’est pas fuir c’est grandir…

    • Ryan Le Sacados

      Je suis tout à fait d’accord avec toi Nath.
      Mais la fuite n’est pas forcement quelque chose de péjoratif. Pour moi elle a été le besoin de voir autre chose, de fuir Paris pour découvrir autre chose.
      En ce sens, fuite et découverte ont été étroitement liées au départ, tout du moins pour mon cas.

    • Kathrina

      Je viens de terminé de lire l’article..et je me posais déjà plein question sur moi même..sur mes décision de vouloir partir. Je me suis rappeler que premièrement une partie de moi à toujours voulu découvrir les cultures, les paysage, les mentalité, maturer parmi le regard des autres, mais lorsque j’ai lu le commentaire de Nat..la première phrase ..la rencontre de sois même..ha oui j’y crois. Oui, j’avoue, je fui surtout comme un rêveurs, taner d’être dans le cercle de la routine ..travail pour te payer un véhicule pour aller travailler !!! J’ai réussi déjà si jeune(24ans) a décrocher totalement de ma vie ici au Québec et d’avoir l’envie folle d’aller découvrir ailleurs. Et oui des peurs aussi, comme Nat dit je veux repousser mes limites, je veux frandir

  • gus

    Un oiseau s’adresse à un poisson qui n’a jamais rien connu d’autre que sa mare.Il lui parle d’une étendu d’eau sans limites,de la mer.Rien à faire, le poisson traite l’oiseau de fou.

  • Oh! Cette fameuse phrase qui tue! Je l’ai tellement entendue, je n’en peux plus. Tu as bien raison, on fuit tous quelque chose, même quand on est à la maison! Vaut mieux fuir en voyage que fuir au boulot 🙂

  • Yuri Astanov

    Moi je le dis ouvertement: Oui je fuis la routine metro-boulot-dodo. La réalité pour moi c’est pas ça justement, j’appelle ça la vie d’un esclave moderne.

    La liberté ça vaut tout l’argent du monde. Je préfère largement gagner 1500 euro par mois a voyager, m’enrichir personnellement et rencontrer du monde, que de gagner 10000 euro par mois en tant que cadre avec une cravatte et le stress jusqu’a 65 ans en ayant rien vu du monde et de la vie si ce n’est son boulot et 4 semaines de vacances d’été.

    Question de choix de vie.

    • Sylvia

      1500e à voyager ! Dis moi où je signe directe ! ^^

      • Mounia Baroudi

        Hahhaha Sylvia j’allais dire la même chose!!!!
        Moi aussi je veux bien savoir 1500€ par mois…attend j’arrive dis moi c’est ou ?!!!!

  • On ne fuit pas « ses responsabilités » quand on choisit délibérément de ne pas se les voir incomber. Par exemple, si je n’ai pas d’enfants, on ne pas pas dire que je fuis mes responsabilités parentales, idem pour les impôts et taxes si je gagne trop peu pour avoir à en payer.

    On prend les responsabilités qui viennent avec le chemin que l’on choisit : la responsabilité de gérer un budget serré, de sa propre sécurité, de dormir à la belle étoile, de garder contact avec les amis, de payer au suivant les douceurs que l’on nous offre, de démontrer de la gratitude, de l’ouverture, du respect…

    Ça n’est pas une fuite, c’est au contraire plus près du « bodysurfing », c’est une plongée dans un univers de solidarité, de partage, d’interdépendance, d’écoute et de compréhension des autres.

    Bon je dis ça, mais ça exclut un peu le voyage en ermite… Qui n’est que très très rarement notre réalité !

  • Lucioharris

    C’est ca la vie (pendant un moment) profiter tant qu’on le peut… Mais une question me turlupine comment faire pour voyager sans travailler ?

  • Gwenaelle

    Je découvre ton blog aujourd’hui et c’est juste ce dont j’avais besoin. La réalité est quelque chose de très subjectif, et la fuir n’a donc pas de sens à mes yeux. On peut avoir un mode de vie nomade sans pour autant être mal dans un sens, au contraire, l’envie, le besoin de dépasser les limites de la société, de voir autre chose sans avoir de point d’ancrage.. Mon avis est exposé de manière très floue, mais tout ça pour dire que j’envie ton mode de vie, j’en rêve et j’espère bien le réaliser.

    Tout ça pour dire que ton blog tombe au très bon moment, c’est inspirant, merci !

  • Mopo

    A ce sujet, je ne peux que recommander le livre « L’éloge de la fuite », qui, le titre est très clair, traite de ceci de manière psychologique et biologique. C’est assez scientifique comme approche. Donc assez « froid » et peu humain, mais c’est une piste à prendre en considération ;).

    P.s : Premier poste sur ton blog, je l’adore. Cela fait deux jours que je lis et que ma productivité au boulot est devenue presque nulle .. Tu me fais rêver, et contribue à accélérer mes projets de « fuite », merci.

  • Alex

    En effet, je pense qu’avant de prendre une telle décision, il est important de prendre du temps pour soi, une période de réflexion, et une remise en question…

    Est-que la vie que je vis actuellement me correspond? Pourquoi cette envie de partir? Les bonnes raisons qui me poussent à partir?

    Mais surtout pas partir pour fuir certains problèmes…

    Pour ma part, je refuse d’être mis dans un moule à l’encontre de mes envies. La société dans laquelle on vit nous pousse à une vie stéréotypé ( mariage, enfant, travail, maison, voiture, crédit etc etc…), c’est tellement plus facile de subir la vie et de plier à toutes ces règles que de prendre sa vie en main et de suivre ses propres désirs.

    Je préfère suivre mon chemin…

  • Océane

    « Quoiqu’il en soit j’ai reçu pas mal de sermons de la famille et d’autres amis qui me disent que je fuis la vraie vie ici en France, que je fuis les responsabilités, que je me fuis moi-même en espérant que ce sera mieux ailleurs, que je remets à plus tard mes choix de carrière etc… »

    Je trouve cela très stupide de dire que l’on fuit la « vraie » vie en France ainsi que ses responsabilités … Est ce qu’ailleurs il n’y a pas de « vraie » vie ? Ce n’est pas parce que l’on est né en France que la « vraie » vie se trouve en France. 0.0 C’est très fermé comme façon de penser ! Ou alors juste très patriotique.

    Pour moi, voyager c’est découvrir d’autres façons de vivre justement, de découvrir d’autres traditions, qui, peut-être, seront plus en accord avec ce que je pense. Je n’ai que 18 ans et j’ai déjà voyagé dans plusieurs pays à mon âge tels que la Corée du Sud, le Kenya, la Guadeloupe/Martinique, le Canada, le Portugal, La Tunisie, l’Italie, les USA …

    Alors certes, peut-être que nous voulons fuir la vie en France … Certaines personnes se voient mieux ailleurs qu’en France pour vivre leur vie, tout simplement. Voyager peux permettre de découvrir un pays qui nous plait plus et ce sera peut-être dans ce pays que nous nous arrêterons pour finir notre vie.

    • RyanLesacados

      Oui, c’est exactement ce que je dis.
      Mais quoiqu’il en soit nous avons tous un point de vue différent sur la vie et je ne dis pas que leur façon de penser est meilleure ou moins bien que la mienne.

  • Wiiiwi

    La réalité sa serait de sortir de sa cage doré qui nous assure un salaire un appart une voiture ect ect.. certe des choses materiel a quoi on est attacher et qui nous empeche d’aller découvrir ce qu’est vraiment vivre en dehors de tout ce petit confort; Bref ton blog est super, je souhaite m’en aller pour l’australie pour octobre (ou je sais c’est demain :p) et je suis tomber sur ton blog super en esperant qu’il me donnera davantage d’idée ! Bonne continuation cocoo !!

  • ju

    Je ne pense pas que voyager c’est nécessairement fuir la réalité, c’est simplement choisir d’être libre et dans notre société ce choix peut-être pris pour de l’inconscience alors que c’est celui-là même qui nous rends plus aptes à nous construire une identité propre, le voyage nous aide à prendre du recul sur une réalité qui nous échappe parfois!

  • François

    Ryan, c’est toujours un plaisir de te lire, depuis que je t’ai découvert cette année et ai lu et un peu corrigé ton ebook tant je trouvais ton expérience passionnante, tes idées tout simplement nouvelles et ton esprit parfaitement au diapason du mien. Sache que si tu passes une jour par la Normandie, nous serons heureux de te prêter le canapé. Cet article comme le reste est toujours aussi intéressant. Tu es très intelligent et ouvert sur le monde. Tu dois ta réussite à ces faits indéniables. C’est aussi sûrement pour cela que tu ne trouvais pas tes marques dans cette société et dans ta famille ; J’étais comme toi, un être un peu solitaire, indépendant et volontaire, voulant faire ma vie à moi et ne pas reproduire celle des autres. En tant que musicien, je dirais que tes yeux et tes oreilles sont ouverts sur le monde, c’est pour cela que tu réussis tes voyages et que tu réussiras ta vie. Je suis amplement d’accord avec toi sur tes constats, car la vie moderne fait de nous des clones assurés. C’est la mort de la société française. Tu te dois d’être assuré, même le risque de vivre devrai l’être, bientôt . Tu nais, « mon Dieu, quel risque t’as pris de naître ! Quelle folie ! » La société pondue par les têtes pensantes crânes d’oeufs de la France devient une véritable prison, c’est pour cela que beaucoup de français veulent en partir, la fuir. D’un pays libre et agréable à vivre autrefois, nous sommes désormais passés à un pays où la liberté disparaît de plus en plus, par une cactio permanente et concertée de nos petits pères des peuples aux grands sourires qui, avec leurs mensonges permanents, nous bercent d’illusions. Bientôt, nos rêves aussi, comme nos pensées sur Internet, seront contrôlées. Le choix du voyage n’est-il pas à ce moment de conscience celui entre « le meilleur des mondes  » que l’on nous propose ici – et qui devient quasiment obligatoire – et la liberté de la vie qui existe encore par ailleurs sur les chemins et les routes du monde, et qui nous feront de plus en plus partir de ce pays qui étouffe tout ce qui représente la liberté : entreprendre, voyager, rêver… Partout, le contrôle de l’état français paranoïaque progresse, il s‘étend maintenant au monde entier si tu as le malheur encore d’avoir cette carte d’identité française qui brûlera bientôt les mains. La liberté en France n’est plus qu’un mythe. On n’apprend plus cela aux enfants à l’école, je le fais avec les miens. Les enseignants leur disent que l’important, c’est le social, la société, l’insertion dans la société… socialiste. Qu’est-ce qu’une carrière, si l’on doit passer à côté de la vraie vie ? Bien sûr il y a le problème de l’argent et de la « sécurité » qu’il procure, mais bon, métro, boulot, dodo, j’ai donné, est-ce qu’on a l’impression de vivre. Et bien non ! On sera d’autant plus productif par ailleurs si l’on est heureux dans sa vie. LE nomadisme reprend des couleurs à l’heure de Big Brother. Ce n’est pas un hasard. Ici, le bonheur est à crédit et c’est un bonheur reporté proposé par une société de plus en plus organisée qui veut notre bonheur mais ne fait qu’organiser notre malheur, puisqu’elle veut supprimer le libre arbitre. Je suis un créatif et je vais bientôt voyager. Ma famille aussi a voulu m’enfermer car je ne rentrais pas dans les clous, plus dans les cases. Voilà ce qu’est la société socialiste française. On est plus dans les cases : direction l’asile psychiatrique ! Il suffit de peu de choses en France. Le témoignage de deux personnes de ta famille et d’un médecin suffisent pour te faire interner. C’est la réalité de la France socialiste d’aujourd’hui. J’ai donc dû mettre un terme à mes relations familiales, juste pour être moi-même, et j’ai toujours un billet et une voiture pour passer la frontière, si les choses devenaient plus avancées. Cette situation me rappelle un autre modèle politique qui s’est lui aussi cassé la gueule après je ne sais combien de victimes à son crédit. Le voyage sera toujours la liberté, de dire, de faire, de vivre, d’aller voir ailleurs si la réalité d’ici ne nous plaît plus, ce qui est mon cas. Par ailleurs, les hommes, depuis le début de l’humanité, ont toujours utilisé le voyage pour grandir, dans leur tête et leurs réalisations, pour trouver de nouvelles ressources ou de nouvelles manières de vivre, pour vivre mieux. C’est ontologique à la nature de la vie. Si l’on te menace avec la réalité de la France, qui serait mieux qu’ailleurs, car c’est là qu’il faudrait vivre, c’est que la France va de mal en pis. Ceux qui ne comprennent pas cela sont bons pour la stagnation et la mort cérébrale devant la télévision dans leur société la plus belle et la plus généreuse, mais que tout le monde veut quitter pour aller voir ailleurs Cherchez l’erreur !

  • Martins

    « Tout le monde croit savoir exactement comment nous devrions vivre!  » Merci pour le partage 😉

  • Lio Philisé

    S’en aller n’est pas fuir, c’est peut etre simplement essayer de trouver les bonnes raisons de revenir..
    Mais revenir á quoi et oú ? dans une société ou un monde qui nous est parfaitement étranger ?
    Quand j’ai pris la décision de partir beaucoup de mes amis m’ont dis qu’il était plus facile de fuir que de rester..
    Doit on pour autant rester dans un lieu qui nous conformise juste pour le propre plaisir des personnes qui (elles) ont réellement peur de « partir » ?
    Le voyage n’est en soit (toutes proportions gardées) qu’une simple recherche de soi.. Libre á nous de courir le monde pour tenter de découvrir certaines choses qui nous animent, libre aussi á nous de fermer perpétuellement les yeux..
    Dans tout les cas il y aura toujours du bon et du mauvais dans la maniere d’entreprendre son propre voyage ou sa propre fuite.. La seule « petite » différence et le regard que les gens qui restent vont porter sur nous..
    Mais apres tout, est ce bien important ?
    Tout ceux qui partent en voyage ne le font pas pour se fuir (ou se trouver) et heureusement, sinon ca serait un sacré truc de dingue !! 🙂
    Mais parmis tout les gens que j’ai pu rencontrer, baucoup sont d’une hypocrisie avec eux meme qui frise le ridicule ! Il n’y a rien de honteux á dire :
    « Oui je fais un pti voyage pour aller découvrir certaines choses ! »
    Et apres ? Sommes nous pour autant des infirmes de notre société ? (D’ailleurs laquelle ?)

    On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas oú l’on va.
    Christophe Colomb.

  • Un sac sur le dos

    J’ai aussi entendu et ré-entendu cette phrase, accompagnée de regards moralisateurs et de « bonnes pensées » : « c’est pour ton bien » ; « pour ton bien, ne change pas (trop) » – sous entendu ne te change pas et ne change pas le monde qui t’entoure.

    Ce qui sort de l’ordinaire bouscule, effraye, remet en question … et souvent, réfléchir, on aime pas ça ! Se remettre en question, c’est risqué de « découvrir » que la vie qu’on mène n’est pas celle dont on rêve.

    Et voir des gens réaliser leurs rêves, cela peut être frustrant. Alors, la solution de facilité, c’est de les marginaliser, de les considérer comme des inconscients, voire des lâches : finalement, ce n’est pas celui qui ose partir réaliser ses rêves qui est courageux, puisqu’il ne fait que fuir le « vrai monde » et les « vraies responsabilités d’adulte » …

    • Mounia Baroudi

      C’est troooooop vrai ce que tu dis…
      Au final …ces autres sont on parle nous font presque culpabiliser….:(
      Moi ça ne m’aide pas du tout…

  • Lulu

    Mon frère et sa copine sont partis un an à l’étranger, à l’autre bout du monde… Ils n’ont pas donné de réelles raisons. Ce sont des gens très sociables et géniaux. Pour moi, ils sont plutôt partis pour fuir les conventions sociales et se retrouver. Effectivement, c’étaient des gens très actifs, toujours occupés, à courir un peu partout. Je pense qu’ils avaient besoin de lâcher prise et ne savaient pas comment l’expliquer à leur proches où comment se défaire de tout ça en France. J’ai un cousin également qui me dit que les voyages le ressourcent. Pour ma part, je me suis retrouvée et libérée des conventions suite à un drame qui m’a amené à m’isoler pour me retrouver et redécouvrir le monde à ma manière en rencontrant de nouvelles personnes, de nouvelles passions et aspirations. J’attends de les redécouvrir après leur voyage =)

  • julie legare

    J approuve a 100%! J’aime dire c’est vivre une AUTRE realité! S’adapter a de nouveaux endroits, langues, cultures ou se debrouiller pour trouver logement, nourriture, budgeter , etc ou encore dealer avec un gringo douteux a mes trousses !! Tout cela est TRES real….a mon sens du moins. Et effectivement, on fuie tous qqe chose, de facon differente; suffit de l’admettre;).

  • Elise Pollet

    Je viens d’annoncer à mon père que je quitter mon emploi pour partir (en Inde dans un premier temps). Il était déçu car j’avais une bonne place depuis 19 mois mais m’a dit aussi « je ne tombe pas de haut, ne suis même pas surpris. Depuis toute petite tu dis que tu veux partir découvrir le monde ». Ça m’a tellement fait plaisir. Il sait et n’a pas oublié.
    A 15 ans je disais à ma sœur ces mots « je pense qu’on nait d’une certaine nationalité, pour nous française, mais qu’on nait avant tout citoyen du monde, et que partir à sa découverte c’est savoir sur quelle planète nous avons vécu ». Je ne peux pas me voir vieille et me dire que je n’ai rien appris du monde qui m’entoure, des autres populations et des autres cultures…
    Alors certes je pars à un moment clef de ma vie (séparation d’avec mon conjoint, vente de bien immobilier, abandon d’un emploi) mais je me dis que c’est pour mieux apprécier la suite.
    Ne jamais rien regretter, et toujours savourer les choix que l’on fait…

  • Emi

    Cet article est extra… Car parfois j’en viens a me demander si je fuis quelque chose en voyageant.. Les gens arrivent a me mettre le doute. Pour moi le voyage c’est la découverte d’endroits dont je n’aurais jamais imaginé, de cultures sur lesquelles j’avais de nombreuses idées… Fausses, et de gens extraordinaires. Je suis aux États Unis et mes amis sont multiculturels. C’est très enrichissant.
    Je pense qu’on vit une autre réalité. Il n’y en a pas qu’une… Le problème est que si tu sors des sentiers sociales… Tu n’es plus dans la réalité…. Or ça s’appelle juste la différence… Tu vis une autre réalité qui n’est pas celle de la plupart des gens mais qui en ai une..
    Bon voyage a vous!

  • Amélie

    « De quelle réalité parles-tu? La tienne? » est à mon avis, la meilleure réponse que l’on puisse donner. C’est exactement ce que je vais faire dans quelques mois. Fuir une réalité qui n’est pas la mienne, un monde où lorsque l’on a 26 ans, on est censé trouver un « emploi stable » (i.e se faire exploiter à coup de 1500€ brut par mois quand on a un master 2, qu’on parle anglais couramment, qu’on a de l’expérience à l’étranger). Puis doit venir la relation stable, le mariage, les enfants, la maison avec jardin… Il faut ensuite apprendre aux enfants à rentrer dans le moule, se couper un bras pour payer leurs études, en espérant que cela leur suffira pour à leur tour se faire exploiter toute une vie. Enfin la retraite, et le déménagement sur la côte d’azur pour finir y passer ses « vieux jours ». Finalement, une vie dont on ne « profite » que lorsque celle-ci s’apprête à toucher à sa fin.
    Oui mais voilà… parfois, on refuse que notre vie soit dictée par des règles pré-établies. Bref, on refuse d’être un mouton, tout simplement parce que cela ne nous rend pas heureux et que ce genre de vie n’a aucun sens. Mais pour réaliser cela, peut-être faut-il être un minimum « éclairé »?

  • alexandra

    Je n’ai pas le but de voyager à long terme. J’ai toujours eu envie de voyager et j’ai sauté le pas cette année en arrétant mes études et en faisant prenant des CDD à droite à gauche un peu partout en France. Je n’avais pas envie de vivre ce chemin tracé dont tu parles, ça ne m’a jamais paru normal, et je ne l’ai jamais envisagé. C’est en voyageant que je me suis posée la question  »est-ce que c’est cette route que je fuis? Qu’est ce que j’attend réellement de la vie? Est-ce que je ne suis pas en train de me fuir moi meme depuis des années? Est-ce que ce que je cherche ailleurs n’est pas simplement chez moi? » je me suis posée la question de mon existence et de mon chemin. Voyager… pour quelles raisons? S’integrer dans un train de vie quotidien et sédentaire… pour quelles raisons?
    Si j’étais restée chez moi, je ne me serai sans doute jamais posée ces questions, j’aurai entretenu ce reve de voyage tout en me laissant brider par un train de vie que j’ai toujours refusé de vivre. J’aurai probablement fuit ce train de vie d’une autre façon. Voyager m’a permis d’aller à l’encontre de moi-meme. Je considère le voyage comme un apprentissage. Un apprentissage auquel il faut s’ouvrir et dont on tire tous des leçons différentes.
    Pour moi, ça a été un rite de passage.
    J’ai tenu un carnet de bord très personnel. Au départ je l’écrivais comme si il allait etre lu par le par une tierce personne, et je n’étais pas sincère. Je projettais l’image de ce que je voulais etre, de ce que je voulais que soit ce voyage, et je n’écrivais pas ce que je ressentai réellement. Petit à petit j’ai été de plus en plus sincère avec moi meme. Passer de ville en ville, rencontrer de nouvelles personnes, expérimenter de nouvelles choses… Pour que tout ça disaraisse d’étape en étape. Seule ta mémoire en est le fil directeur, les personnes que tu rencontre, avec qui tu partage ne sont que des mirages qui disparaissent. C’est comme si tu voyageais en ermite. (je dis tu mais je parle de moi, c’est mon ressenti du passé, présent, futur). Je me suis rendue compte que je voulais entretenir ce voyage, mais que ce voyage se passait en moi. Alors je suis rentrée, je suis retournée voir mes racines pour comprendre où j’en étais et où je voulais aller. Si le moi du voyage était le meme que le moi en famille et si je ne me trompais pas. J’ai relu mes notes de voyage. J’étais toujours entourée, mais perpetuellement seule.
    Ca fait quelques mois que je suis chez moi, j’ai l’impression d’etre en réeducation, je réapprend à marcher. Je vais continuer de voyager, mais ma logique, ma façon de voir les choses a changé. J’ai resitué ce qui était important pour moi, et ma place dans la société. Je ne cherche plus à nager à contre courant, car c’est encore dépendre de ce courant.
    Je vais reprendre mes études. Un métier qui me permet de voyager si je le souhaite, de tout lacher quand je le décide. Mais je ne partirai plus seule. Partir seule, c’est partir à la recherche de quelque chose, en soi. Je crois qu’on est tous en quete de quelque chose. La réponse personnelle que j’ai choisie, pardon pour ce cliché, mais c’est l’amour. Il y a une personne que j’aime plus que tout, et avec qui je veux tout partager. Peut-etre que je suis chanceuse, ou juste conne, ou juste niaise. Ou peut etre jque je suis juste heureuse et que ce bonnheur défini la courbe que prend ma vie actuellement et pour très longtemps je l’espère. Quoi qu’il en soit, c’est un idéal que je ne forcerai personne à suivre. Chacun détient sa propre vérité, et le voyage est une clé pour découvrir ce qu’il en est. Pour ma part, j’ai envie de citer  »into the wild »;  »le bonnheur n’existe que s’il est partagé ».
    Peut etre que ta vérité se situe en le voyage lui meme, et que tu te considère comme un messager. Que ta vérité, c’est de partager ce que tu vis et de permettre à d’autre de poursuivre leur idéal. Peut-etre que tu te leurres et que tu dte sers de ce pretexte pour justifier ton voyage et ta fuite. Envers toi et envers les autres. Peut-etre que tout ça n’a pas de sens et que c’est àt toi de décider de la consistence de tes reves et des tes aspirations. C’est à toi de placer les mots justes sur ce que tu es et sur ce que tu vis. Quelque soit la situation, on fuit tous à notre façon quelque chose. Peut etre que ta vérité, ton but, c’est de vivre les yeux ouverts, en accord avec toi meme. Peut etre que je suis complètement à coté de la plaque et que je vais arreter de prétendre te connaitre alors que je ne fais que lire ton blog.

    Enfin, désolée pour le pavé, un peu lourd de surcroit. Je l’ai écrit à la première personne mais c’est une question qui soulève de nombreuses autres questions sur tous les plans. Il y aurait beaucoup à dire sans se focaliser sur sa personne. qu’est-ce que nous fuyons, vers ou allons nous?

    • PhiLong Tran

      Merci alexandra, une belle analyse qui m’a fait résoudre en 5 minutes ce problème . Seul, voyager permettra tjs de t’epanouir par les rencontres, les paysages et les différentes cultures. Mais il y aura toujours ce manque, cette sensation de faire ce magnifique voyage dans son intégralité et d’être le seul à le voir, sans le partager. La vie est faite pour être vecu à deux et le voyage fait parti de la vie. Il n’y a jamais de fuite mais des recherches d’expérience qui forgent votre propre vie.

  • Mounia Baroudi

    Je me pose vraiment cette question en ce moment…est ce que mes envies de voyages ne sont pas juste un moyen pour moi de fuir la réalité….
    Mais c’est vrai on est conditionnés ici…
    Je suis déjà partie…mais ailleurs bah la france et ma vie ici ds ma ville me manque puisque j’ai mes repères ici….je me laisse trop vite submerger par les émotions et trop vite la pensée de « bon chemin » me revient en boomerang alors qu’après avoir étudiée la question maintes et maintes fois je sais qu’il n’y a pas de bons ou mauvais chemins…qu’il y’a que mon chemin, que je trace moi même … Au fur et à mesure…
    Et pourtant….
    Et pourtant chaque retour en france me laisse perplexe me rend heureuse une semaine …après quoi j’ai de nouveau envie de partir…
    La stabilité me fait peur et pourtant je pense que ça me rendrait heureuse…mais une stabilité ailleurs alors….le quotidien la routine….ça me fait peur car ça me semble tellement ennuyant….
    🙁 …les années passent et je me met moi même des barrières…

    Pfffff non mais tout ça c’est la faute de la société qui nous crie qu on est libre mais qui dans les fait nous met dans des cases: en couple, cdi. Acheter une maison faire des enfants…

    Bon bah voilà c’était le coup de gueule du soir lol

  • Tam

    Je pense qu’on ne voyage pas pour fuir la réalité, mais pour la vivre. Pour vivre une vie dont on se rappèlera.

  • Jennifer

    Article qui donne à réfléchir !
    Je pense que dans le voyage il y a toujours une part de fuite mais ce n’est pas l’objectif principal, loin de la. Pour ma part c’est surtout le désir et la curiosité de découvrir de nouveaux pays/cultures/traditions et de nouvelles personnes ; mais aussi un moyen de découvrir qui on est vraiment et de grandir. Toutefois quand on creuse, à un moment donné on découvre forcément que l’on fuit quelque chose. Il faut du temps pour s’en rendre compte mais il est présent. Et tous le monde fuit quelque chose. Mais la fuite n’est pas forcément péjorative ! Ça ne veut pas dire que l’on ne fait pas face à ses problème, mais simplement qu’on les résout différemment. Où que l’on ne veut pas suivre « la voie » tracé par la société mais juste trouver notre chemin par nous même. Pour moi ma fuite c’est le fait de ne pas vouloir une vie monotone déjà tracé, de savoir de quoi sera fait le lendemain. Je refuse de voir ma vie se déroulait sans y être actrice.
    Je pense que c’est la cas de beaucoup de monde mais comme je le disais au début cette pensée vient en dernier quand on me demande pourquoi je n’arrête pas de voyager 🙂

  • Damien

    Tous vos commentaires me donnent des frissons! J’ai enfin trouvé ma place sur le net! Et pourquoi pas vivre en communauté basée sur la permaculture! Respect de la nature et d’autrui! Moi je pense que c’est ce que je vais faire après tout mes long voyages! C’est une façon différente de vivre dans ce monde et cette façon me botte bien! Maintenant à chacun sa liberté mais je pense qu’au final je ne pourrais jamais me passé de voyage car tout ce que vous avez écrit je le pense aussi! Mais mon approche de la vie en communauté et de la permaculture me permettent d’avoir un but dans ma vie tout en voyageant 🙂 Love

  • Marie Jeanne

    Connais-tu l’Éloge de la Fuite d’Henri Laborit ? J’ai plongé dans ce livre la première fois que je suis sortie de France. C’était il y a 4 ans. Depuis je l’ai relut plusieurs fois, par petits bouts. Je l’ai presque toujours dans mon sac.
    Les chapitres sont du genre « l’enfance, l’amour, la liberté, la mort, le plaisir, le travail, le bonheur, le sens de la vie, le passé… » Une des idées développée est que dans toute relation (sociale, économique, politique…) on peut être dominant, dominé, ou fuir le combat, ce qui est la seule solution pour ne pas s’aliéner.

    • RyanLesacados

      Non je ne connaissais pas, je vais y jeter un oeil. 🙂
      Merci pour la recommendation !

  • Marie-Anne

    Salut Ryan, merci pour ton article. J’ai été vexée par les propos d’un ami lors d’une petite fête où on nous posait toutes les questions sur notre départ, voyage, choix, les enfants, … les peurs… j’étais préparée, mais pas par « de toutes façons, en partant vous fuyez, vous vous marginalisez et vous quittez la société, vous n’avez donc plus de raisons de garder une adresse ici, plus de raison de garder les avantages d’être français…le combat il se fait d’ici, pas en voyageant. » J’étais vexée d’être exclue… car au lieu de partir en disant au revoir je me suis rendue compte que je laissais amer certaines personnes derrière moi. C’est évidemment son problème, et je n’ai pas à le prendre de façon personnelle. Donc au final, je n’ai pas répondu, j’ai laissé couler… Rien n’a changé pour nous, nous partons toujours à la fin de l’année.

  • Michael

    Merci Ryan pour ton blog si instructif. Tu ne fais pas que voyager, tu te poses de vraies questions que certains préfèrent fuir dans le quotidien ! On fuit tous quelque chose, il n’y a pas de honte à cela, certaines situations ne nous conviennent pas alors chacun s’adapte à sa façon, et le voyage peut-être une réponse des plus enrichissantes. Combien de personnes fuient la réalité en restant chez eux??? Au moins en voyageant il me semble que la réalité s’étoffe de milles couleurs et c’est un enrichissement spirituelle inestimable. Voyager seul demande du courage, non ? A lire les expériences de globetrotteurs je ne peux que les féliciter d’avoir une vie aussi intéressante. Respect ! Etant photographe je n’ai pas besoin d’aller loin de chez moi pour voyager, et je ne sais même pas ce que je cherche au juste, par contre en allant au-dehors je trouve ! Et cela me suffit 😉

  • Melissa Fauconnier

    Fuir ou poursuivre ou rechercher le bonheur … ? Dans mon cas, le voyage m’apporte les 3 ! Je fuis ma vie ici en Belgique (mais bientôt elle changera grâce à ta formation :P), je poursuis mes rêves et je me procure ce bonheur unique, cette sensation de découverte pour nous les passionnés de voyages !

  • Lisa Zou

    Voyager ce n’est pas fuir ses problèmes, c’est les reporter pour mieux les affronter.
    On voyage, on apprend, on regarde comment on fait ailleurs, et puis on revient avec de meilleures idées pour faire face aux problématiques du monde dans lequel on nous a placé en premier (a priori un cercle franco-français pour la plupart des lecteurs de ce blog).
    Le voyage c’est un peu comme un bras de levier qui te permet de te propulser sur la marche suivante du grand escalier qu’est la vie.. non ?