Voyager à plusieurs : avoir une main à tenir

Voyager à plusieurs à ses hauts et ses bas, ce n’est pas toujours de tout repos. Vous devez faire face à des situations qui ne se seraient pas présentées si vous étiez seul.
Par exemple, je trouve toujours déplaisant de devoir gérer le comportement désagréable d’un ami ou une copine parce qu’il ou elle a faim (true story).

L’avantage de voyager à plusieurs ou avec  une autre personne est que nous  n’avons jamais à faire face aux mauvais évènements seuls,  car il y a toujours ce ou cette ami(e), pour partager ce poids qui pèse sur vos épaules.

L’un des moments où j’ai été le plus heureux d’avoir quelqu’un à mes côtés  a été durant l’un de mes premiers longs voyages.
C’était au Vietnam, dans un village de pêcheurs qui se situait prêt de la baie de Van Phong  à 50 kilomètre de  Nha Trang (au sud du pays), un véritable paradis sauvage !

Pour les plus curieux c’est ici :

Voyager à plusieurs-Van Phong bay
Je voyageais depuis déjà quelques semaines avec ma copine Julia, une australienne que j’avais rencontré dans les rues de Hanoï. On avait découvert une petite auberge prês de la mer.
Vraiment agréable et magnifique.
Quelques jours plus tard, je commence à me sentir vraiment mal, je pensais d’abord à une grippe ou à un mauvais virus. Je me disais que ça allait passer.
Deux jours après je me réveille pendant la nuit en sueur. Je ne m’étais jamais senti aussi mal.
Je passe toute cette nuit-là avec 40 de fièvre, des nausées et vomissements abominables, une grande fatigue, des rougeurs et des démangeaisons insupportables, et le plus horrible dans tout ça c’est quand je me suis mis à tousser du sang !

Je vous assure, je ne m’étais jamais senti aussi mal de ma vie et je me suis vraiment demandé si ce n’était pas la fin.

Le propriétaire de l’auberge était vraiment inquiet et pensait que c’était assez grave. Il a appelé le médecin de la ville voisine qui était à 50 kilomètres et a prévenu la police.
Il était 5 heures du matin, je ne pouvais ni manger, ni boire ni penser  clairement.
J’étais loin de ma maison et de ma famille, je n’avais aucune idée de ce qui se passait et je ne comprenais pas le moindre mot de ce que disait ce docteur.
Je me suis même demandé si c’était la fin de mon voyage.

Et puis là, j’ai senti la main de Julia. Et je me suis soudain senti plus léger, comme si on me retirait une énorme pierre de mes épaules.
Avoir quelqu’un à côté de moi, à cette étape du voyage, valait beaucoup plus que tout médicament.
Quelqu’un qui vous aide à passer cet instant douloureux.

C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte combien cela peut aider psychologiquement d’avoir quelqu’un à ses côtés, aussi bien pour partager les moments difficiles que les beaux moments.Partir seul-Van Phong bay- fisherman

Même si je reste un fervent défenseur du « partir seul », je regrette aussi parfois de ne pas pouvoir partager les beaux moments que je vis. Vous savez ces moments où l’on se retrouve seul au milieu de nul part devant ce paysage magnifique et infini qu’il est impossible de décrire avec des mots.

La maladie

Pour information ce que j’avais chopé c’est la Dengue (ce prononce « dingue »). Un virus qui peut être potentiellement mortel et qui  s’attrape par piqure de moustique. Cela se soigne facilement, à l’aide de paracétamol, j’en parlerai plus longuement dans prochain article.

Et vous, voyagez-vous en solo ou avec quelqu’un? Est-ce pour les mêmes raisons ou d’autres ?

Ryan Lesacados

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  • Heureusement que tu avais quelqu’un à ce moment-là. Mais je suis aussi fervente du partir seule le plus possible… Les amis de mauvaise humeur parce qu’ils ont faim, froid ou fatiguée alors que toi tu es à fond…

    • Ryan Le Sacados

      Oui honnêtement j’ai toujours privilégié les voyages seuls, je trouve qu’on est beaucoup plus propice à aller vers les autres. Et je sais que les rencontres peuvent considérablement changer un voyage. Et puis tu es maître de tes destinations, tu n’as pas à attendre l’approbation de l’autre ou des autres pour aller quelques part.
      Mais je t’avouerais qu’avoir quelqu’un à côté à ce moment du voyage fut vraiment apaisant.

  • En lisant ton billet, j’ai pensé tout de suite à ces quelques fois où j’ai accepté de faire du stop avec quelqu’un et pour lesquelles tout est devenue chaotique, que ce soit des désaccords quand à l’itinéraires ou une faim soudaine qui n’accepte que des Big Macs alors que j’ai un sac plein de fruits secs… Ces fois où le stop est long et je me sens responsable de la situation et inconfortable face à l’impatience de l’autre. Ces fois où j’ai froid en silence parce que ça ne vaut pas la peine de se plaindre, mais où mon compagnon de route le fait sans arrêt… C’est vrai que mes voyages à deux, c’est moins de 10 % de mes trajets de stop…

    Puis, j’ai fait un petit bout avec Antoine ( http://www.detourdumonde.com ) dans le sud de la France, et on s’est éclatés. Le soir, on se rappelait les personnages intenses de la journée. Plus qu’une main à tenir, c’était surtout des souvenirs à partager. J’ai bien aimé.

    Pas facile d’être malade en voyage… J’ai déjà nettoyé un lit d’hôtel pour mon partenaire gravement malade au Pérou, à certains moments, c’est une leçon d’humilité…

  • Gaetan

    « Avoir à côté de soi quelqu’un qui ne sait dire qu’ « Amen », qui est toujours d’accord, d’avance et inconditionnellement, ce n’est pas avoir un compagnon, mais bien plutôt une ombre : Quand le désaccord n’est pas systématique et tendancieux, quand il vient d’une vision différente, il ne peut qu’enrichir.

    Il est possible de cheminer seul. Mais le bon voyageur sait que le grand voyage est celui de la vie, et qu’il suppose des compagnons. Compagnon, étymologiquement, c’est celui qui mange le même pain.

    Heureux : qui se sent éternellement en voyage et qui voit dans tout proche un compagnon désiré. Le bon voyageur s’occupe de ses compagnons découragés, las… Il devine, le moment où ils en viennent à désespérer. Il les prend où il les trouve. Il les écoute. Avec intelligence et délicatesse, et surtout avec amour, il leur fait reprendre courage et retrouver goût au voyage. »
    Don Helder Camara, « Le désert est fertile »

  • La clef c’est peut-être de trouver quelqu’un avec qui on est complètement compatible et qui ne nous irrite jamais… !

  • C’est un compromis à trouver. En voyage, on rencontre facilement d’autres voyageurs, dont on peut etre seul ou en groupe sans les contraintes selon nos envies, mais après partager un voyage avec un bon ami ou sa copine demeure agréable aussi 🙂

  • Samuel

    Où étais tu exactement Ryan ??

    • RyanLesacados

      Hello Samuel,

      Je ne connais plus le nom exacte désolé !

  • jennifer

    Si l’on part avec la bonne personne ça peut devenir un super voyage car il y a toujours des moments ou c’est mieux des les partager à deux. Après c’est vrai que j’aime bien partir seule autant qu’à deux. Mais si je pars avec quelqu’un c’est avec ma meilleure amie car en voyage on veut voir la même chose, on est très similaires dans notre mode de voyage ce qui est très pratique ! mais rare je vous l’accorde. Après c’est vrai qu’il vaut mieux partir seul qu’être accompagné d’amis / copain qui ne font que râler ou ne sont pas du tout comme vous en voyage car ça peut vite devenir l’enfer ><