Ces petites rencontre qui changent le voyage

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Ces petites rencontre qui changent le voyage

J’adore voyager pour une chose en particulier : les rencontres.
Et ce que j’aime par-dessus tout avec les rencontres, c’est lorsqu’elles arrivent alors que l’on ne s’y attendait pas.
Ceux qui ont déjà voyagé connaissent ça… Vous savez, quand on sort d’une gare ou d’un aéroport et qu’on se fait alpaguer par les locaux qui essaient de nous vendre tout et n’importe quoi. Et quand je dis tout et n’importe quoi, je parle aussi bien de ceux qui veulent nous vendre une bouteille d’eau remplie directement au robinet que ceux qui cherchent à nous couper les cheveux, comme ça en pleine rue…
En fait, voyager, c’est aussi accepter que de nombreux échanges sont axés sur l’argent… Mais pas uniquement.

Ma réaction lorsque j’ai commencé à voyager

Lors de mes tout premiers voyages, je dois bien vous avouer que ces échanges me paraissaient particulièrement désagréables. Tous ces gens qui tournent autour de moi pour me demander de l’argent contre quelque chose dont je n’avais pas besoin…
A la longue, c’était vraiment fatiguant. Du coup, j’ai adopté une technique simple : dès lors qu’on me proposait quelque chose, je baissais la tête et ignorais totalement la demande. Plutôt que d’essayer de comprendre, de prendre chaque personne pour ce qu’elle était individuellement, j’ai mis tout le monde dans le même panier quitte à manquer des opportunités.

Pour résumer : j’en avais marre qu’on ne s’intéresse qu’à mon porte-monnaie et pas à qui j’étais vraiment.

Et puis j’ai réfléchi…

Croyez-moi, il n’y a rien de drôle à marcher dans les rues de Calcutta ou de Bangkok en regardant par terre et en ignorant tout le monde ! Au bout de quelques jours, je me suis rendu compte que je n’avais sans doute pas opté pour la bonne réaction.
C’est là que j’ai commencé à réfléchir. Pourquoi est-ce que j’ai décidé de mettre tous les gens qui me parlaient dans la rue dans le même panier ? Pourquoi ne pas aborder chaque personne en tant qu’individu unique ? Après tout, on appartient tous un peu à la même famille.

Et puis j’ai commencé à réaliser que j’avais fait fausse route. Dès le départ, j’avais eu peur de la différence sans même chercher à comprendre pourquoi tous ces gens venaient vers moi. J’en étais même venu à oublier que comme moi, ils étaient humains et cherchaient juste à survivre.

… Et j’ai changé ma façon de voir les choses

A force de réflexion, j’ai finalement pris la décision de faire l’inverse de ce que je faisais jusqu’alors : répondre individuellement à chacun plutôt que de les ignorer, les regarder dans les yeux plutôt que de regarder mes pieds. Après tout, en quoi un « non merci » accompagné d’un sourire serait-il plus fatiguant que d’ignorer tout le monde ? Bien sûr je ne dis pas par là que je vais dire « oui » à toutes les demandes. En à peine une journée, toutes mes économies seraient passées à la trappe. Mais un peu de reconnaissance ne fait de mal à personne.

Quand on y réfléchit, ne voyage-t-on pas pour rencontrer de nouvelles personnes ? Et tous ces gens qui veulent nous vendre des trucs dans la rue ne sont-ils pas justement de nouvelles personnes ?! Autant en profiter pour faire connaissance ! Et même si ça ne mène nulle part, on aura au moins eu la décence de leur montrer un peu de respect.

Aujourd’hui, je considère ceux que l’on appelle les « rabatteurs » comme des personnes normales qui essaient de gagner leur vie à leur façon.

Ma réaction quand je voyage aujourd’hui

Dawa et RyanDepuis cette remise en question, j’ai davantage tendance à observer la réaction des voyageurs face aux vendeurs de rue, et je constate malheureusement que la plupart d’entre eux les ignorent totalement. Non mais sérieusement, est-ce qu’on aurait la même réaction si quelqu’un essayait de nous vendre quelque chose en France ? Non ! La moindre des choses, c’est de répondre « non merci ».

Aujourd’hui, que je voyage ou non, je fais mon maximum pour rester respectueux en toute occasion.

J’adore voir les sourires illuminer les visages, j’adore prendre les gens dans mes bras, j’adore serrer des mains… Des gestes simples qui peuvent pourtant faire toute la différence.

Quand on y pense, qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains et non des animaux ? C’est justement cette capacité à ressentir, à avoir de l’empathie, à créer des liens forts à travers les gestes et la parole.
Au fil de ses rencontres, on se rend compte que chaque peuple, chaque ethnie vit au final pour la même chose : être heureux. Accepter que chacun se bat pour vivre – voire survivre – donne une toute autre dimension au voyage. Vraiment.

A vous d’essayer !

A vous d’essayer maintenant de ne plus ignorer les gens qui essaient de vous vendre des choses dans la rue !
Je vous vois déjà me dire qu’une ou deux fois ça passe, mais que quand ce sont des centaines de personnes qui viennent vous aborder chaque jour, ça devient tout simplement ingérable… Je comprends ! Mais n’oubliez pas que vous êtes chez ces personnes, que c’est leur pays, et que c’est à vous de vous plier à la culture locale.
C’est vrai que ça peut parfois prendre plus de temps que d’ignorer, mais franchement, ça ne demande aucun effort surhumain. Juste de la gentillesse et du respect.

Faites moi confiance, une fois ma « technique » essayée, elle est forcément adoptée !

D’ailleurs, la majorité des gens à qui vous répondrez « non merci » seront tellement contents que vous les ayez regardé et que vous leur ayez parlé qu’ils en oublieront même leur objectif et qu’ils commenceront à vous poser des questions sur vous, votre âge et votre pays d’origine.
Et c’est là où je veux en venir.

Ces personnes que vous pensiez « insignifiantes » et à qui vous avez finalement donné de l’attention peuvent devenir bien plus que de « simples vendeurs de rue ». Au final, vous verrez rapidement qu’il n’est pas rare de construire un lien soit éphémère soit durable avec eux, tout ça sans même que le facteur argent rentre en compte !

Ma conclusion en trois règles faciles

Règle n°1 du voyageur : ne jamais oublier qu’un être humain ne vaut pas plus ou moins qu’un autre être humain.
Règle n°2 du voyageur : établir le contact non seulement par la parole, mais aussi par les gestes.
Règle n°3 : prendre le temps de parler et d’apprendre à connaître les autres.

Et vous, comment avez-vous l’habitude de réagir ? Que pensez-vous de ma technique ?

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